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Sous
le feu des cyberattaques, le chef du gouvernement
a annoncé une série de mesures pour renforcer la
cybersécurité des infrastructures numériques de
l'État. La direction interministérielle du numérique
et la direction interministérielle de la
transformation publique devraient faire l'objet,
à nouveau, d'une seule et même entité
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L'État
va également débloquer, a minima, un
demi-milliard d'euros pour abonder les projets
de modernisation du numérique de l'État. |
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Tirer
des leçons des dernières cyberattaques.
C’était l’objectif des annonces de Sébastien
Lecornu, le Premier ministre, ce jeudi 30 avril,
lors d’un déplacement à l’Agence
nationale des titres sécurisés. Ce déplacement
faisait suite à la cyberattaque survenue
contre l’ANTS le 15 avril dernier :
environ 11 millions de données
d’identification appartenant à des
particuliers auraient ainsi été dérobées.
Alors
que le portail était jusqu’ici en
maintenance pour poursuivre les mesures
de renforcement, il revient peu à peu à
la normale. La situation est grave, pour
le Premier ministre, qui a annoncé une série
de mesures pour reprendre le contrôle sur la
cybersécurité des infrastructures de l’État.
Première
mesure : la fusion de la Direction
interministérielle du numérique (Dinum) avec
la direction interministérielle de la
transformation publique (DITP). Cette nouvelle
autorité numérique de l’État aura pour
objectif premier de moderniser et renforcer la
sécurité numérique des infrastructures de
l’État, qualifiées délaissées ces
dernières années par Sébastien Lecornu.
Cette fusion est un retour en arrière : les
deux directions interministérielles faisaient
partie d’une seule et même entité en 2012,
avant d’être scindées. |
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Un
«
Fonds CNIL »… |
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Deuxième
annonce, le déblocage de 200 millions d’euros
issus du programme France 2030 pour renforcer
divers domaines ayant trait à la cybersécurité
des infrastructures publiques, notamment sur
la cryptographie post-quantique et
l’intelligence artificielle. Toujours sur le
volet financement, le Premier ministre a également
annoncé la mise en place d’ un
« fonds Cnil » : l’ensemble
des amendes infligées par la Commission
nationale de l’informatique et des libertés
(Cnil) devraient être prochainement redirigées
vers un fonds destiné à la restructuration
numérique de l’État.
Début
avril, l’Anssi (Agence nationale de la sécurité
des systèmes d'information ) avait publié la feuille
de route des efforts prioritaires en matière
de sécurité numérique de l’État, un
document formalisant tous les objectifs
prioritaires de l’administration sur le
sujet. Il faut dire que les cyberattaques
s’enchaînent : peu avant l’ANTS,
c’est l’Éducation nationale qui avait été
touchée, après le ministère de l’Intérieur,
pour ne citer que les attaques les plus médiatisées.
Les multiples intrusions et fuites de données
qui ont affecté en 2025 les systèmes
d’information des ministères et des établissements
dont ils ont la tutelle rappellent la
persistance de vulnérabilités graves dans
l’ensemble de ces infrastructures, rappelait
ainsi l’Anssi dans ce document.
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