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Lors
de son dernier conseil d’administration,
qui s’est tenu le 1er avril
dernier, le Centre National de la Fonction
Publique Territoriale (CNFPT) a pris acte de la validation
par le Conseil constitutionnel du plafonnement
de ses recettes, qui se traduira
par une perte de 45 M€ pour l’établissement
public.
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Cette décision est vécue comme une ponction
inexpliquée et dont les explications
fournies par le Conseil constitutionnel
laissent le CNFPT un brin perplexe.
Ce dernier espère que le gouvernement
et/ou les députés feront ce qu’il faut
pour revenir rapidement à une situation
antérieure.
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En
découvrant la loi de finances de 2026,
le président du CNFPT avait bien eu du mal
à contenir sa colère. Au nom de l’effort
national, 45 M€ échapperont en 2026
au Centre national de la fonction
publique territoriale pour rejoindre les caisses
de l’État. Sans concertation, tempêtait
le président : «Jamais les collectivités
territoriales et leurs agents n’auront
été autant méprisés par un gouvernement .
Avant de lâcher que les méthodes
gouvernementales s’apparentaient à celles
d’un voyou . On a connu
le CNFPT largement plus policé dans sa manière
de communiquer. |
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Quand le CNFPT explique au
Conseil constitutionnel qui il est
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Le 1er avril, le CNFPT
est revenu sur cette actualité via un communiqué
de presse annonçant une motion relative
à la décision du Conseil
constitutionnel sur le plafonnement des
recettes du CNFPT , dans la foulée
du conseil d’administration du centre réuni
ce jour-là. Les administrateurs ont pris acte
de la décision du Conseil
constitutionnel déclarant conforme à la Constitution
le dispositif visant à plafonner le produit
de la cotisation prévue à
l’article L. 451-17 du Code général
de la fonction publique pour le CNFPT,
tel qu’il est introduit par la loi
de finances pour l’année 2026,
engendrant un prélèvement de près de 45 millions
d’euros, reversé au budget général de
l’État. Le conseil d’administration
laisse transparaître son scepticisme
quant à l’interprétation de l’article L. 451-17
du Code général de la fonction
publique par le Conseil constitutionnel.
En effet, dans la lecture
faite par le juge constitutionnel,
celui-ci rajoute un adjectif qualifiant
de national le CNFPT, alors
que ce mot est absent du texte de
loi. Par ailleurs, tout dans le fonctionnement
de l’établissement indique qu’il est
assimilé à une collectivité territoriale :
le référentiel budgétaire et comptable M57,
ses agents publics qui sont des fonctionnaires
territoriaux, son assimilation dans les textes
à un département de plus de 900.000 habitants,
ou encore ses règles de gestion.
Bref, les administrateurs semblent
vouloir dire in petto et avec élégance
que le Conseil constitutionnel aurait intérêt
à réviser ses connaissances sur la nature
juridique du CNFPT.
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Le gouvernement reste muet sur
le sujet … |
Au-delà des arguties juridiques, cette décision vient valider
un mécanisme qui porte atteinte au modèle
de financement de l’établissement,
fondé sur une cotisation obligatoire des collectivités
territoriales, et qui garantit sa capacité
à exercer ses missions de service
public en matière de formation des agents
territoriaux et d’accompagnement de toutes
les collectivités territoriales,
rappelle les administrateurs. Ce
plafonnement des recettes est de nature
à limiter les moyens effectivement
mobilisables par le CNFPT, indépendamment
des besoins réels des collectivités
territoriales, et qu’il fait peser,
à court et moyen terme, un risque sérieux
de réduction de l’offre de formation
ainsi que d’altération de la qualité
du service rendu aux agents publics
territoriaux, s’émeut dans le même
communiqué le centre de formation.
Il en appelle une fois de plus
à l’arbitrage du gouvernement et
réaffirme son attachement à un financement
pérenne, dynamique et adapté aux besoins
croissants de formation.
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Enfin, malgré une précédente motion et de nombreux courriers,
le gouvernement n’a pas jugé bon
de prendre langue avec l’établissement
pour une explication franche sur le pourquoi
du comment de ce prélèvement.
Cette deuxième motion aura-t-elle plus
de succès ? Un rendez-vous
dans les meilleurs délais est réclamé
au gouvernement, association employeurs
et organisations syndicales. Et si la porte
reste fermée de ce côté-là, le CNFPT
ne doute pas que les députés
auront à cœur d’annuler ce dispositif
de plafonnement dès que l’occasion se présentera.
Suite aux prochains épisodes.
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