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    Mardi
       22 septembre 2026
                   à 8 h 00
                

     Violences contre les agents publics : un projet de plan de protection ... 

 

         

Face à la persistance des incivilités et des agressions visant les agents publics, le gouvernement Lecornu prépare depuis plusieurs mois un deuxième plan de protection qui doit intégrer le prochain plan santé au travail dans la fonction publique pour la période 2026-2030.

 
 
                                         
 

 

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Une version remaniée a été présentée  à nos organisations syndicales afin notamment de mieux prendre en compte les violences numériques, de renforcer la prévention et la protection fonctionnelle. À l’occasion d’un nouveau groupe de travail qui a eu lieu le 10 septembre 2026, l’administration a présenté à nos organisations syndicales une version remaniée du projet de plan de protection des agents publics qui devrait être intégré au plan santé au travail 2026-2030 attendu pour l’automne.

 

Pour revoir sa copie, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a travaillé, avant l’été, avec la direction interministérielle de la transformation publique (DITP) autour d’une enquête dite de perception auprès des agents. L’objectif était de disposer de données supplémentaires sur les canaux via lesquels les incivilités et agressions sont constatées, sur la formation des agents en contact avec les usagers et les managers de proximité. Il concernait aussi les actions menées en matière de lutte contre les incivilités et les agressions ou encore les dispositifs à renforcer comme la prévention, la sécurisation et le cadre juridique.

 

S’il ne s’agit en aucun cas d’une surprise, les services interrogés – principalement issus de la fonction publique d'État et de la territoriale – témoignent d’une exposition importante des agents en contact avec le public et d’une connaissance encore incomplète du phénomène. Les données relatives aux incivilités et aux agressions demeurent hétérogènes et inégalement disponibles selon les administrations, peut-on lire sur les documents de travail.

 

Pour comprendre le fonctionnement des dispositifs de signalement, qui restent la pierre angulaire de la lutte contre les violences, mais encore mal utilisés ou mal connus des agents, l’administration a mené une vingtaine d’entretiens exploratoires principalement auprès de référents ministériels ou directionnels et d’établissements publics. Et les premiers entretiens confirment l’existence d’une grande hétérogénéité des dispositifs en place au niveau de l’architecture organisationnelle, du périmètre des faits couverts, des modalités de saisine ou encore des procédures d’instruction, puis d’enquête.

 

À partir de ces données, plusieurs améliorations ont donc été apportées au projet de plan de protection des agents publics, et notamment la prise en compte des violences numériques et la nécessité d’améliorer dans le plan l’articulation entre prévention, signalement et prise en charge. Il comprend désormais trois axes majeurs. Une première partie est consacrée au repérage et au traçage des agressions ou violences avec la nécessité d’harmoniser et de cadrer davantage les dispositifs de signalement  et de garantir une réactivité adaptée à toutes les formes de violences, y compris numériques.

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  Clarifier la définition des violences ...

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Le deuxième axe met l’accent sur une meilleure compréhension des phénomènes, avec une clarification de la définition des violences, qu’elles soient internes, entre agents ou externes. L’administration se donne également pour objectif d’identifier les facteurs d’exposition en lien avec l’organisation du travail et de prévoir les formations et l’accompagnement adaptés.

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Le troisième et dernier axe concerne la prise en charge des violences avec, en creux, l’urgence de renforcer la protection fonctionnelle. Cette question mobilise d’ailleurs nos organisations syndicales. Elles sont plusieurs à demander un déclenchement automatique de la protection fonctionnelle dès que l’employeur a connaissance de ces faits et sans attendre une demande formelle de l’agent. Un véhicule réglementaire est envisagé pour modifier la circulaire de 2008. Le guide DGAFP va également être modifié pour clarifier les procédures et structurer la prise en charge notamment des violences numériques.

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