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    Dimanche
       8  novembre 2026
                   à 8 h 00
                

            Quand les agents publics racontent leur vécu au travail ... 

 

                 

Le collectif « Nos services publics »  présente les résultats d’une vaste enquête

sur le travail dans les services publics.

 
 
                                          

 

Le collectif  « Nos services publics » a mis en ligne les résultats d’une enquête intitulée  Travailler dans le service public : enquête sur le vécu des agent·es public·ques, une vaste enquête menée auprès de plus de 20.000 agents publics de tous secteurs et horizons.  Dans un contexte où la préoccupation sur l’état des services publics va croissante, cette enquête permet de se pencher en profondeur sur la capacité des agent·es public·ques à réaliser leurs missions , explique le collectif. Des messages se dégagent des résultats de cette enquête qui donne la parole aux agents publics sur l’organisation quotidienne de leur travail.

 

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Des agents attachés à leurs missions, mais empêchés de bien faire leur travail ...

La conscience du caractère essentiel des métiers du service public est très prégnante parmi les répondants à l’enquête. Ainsi, deux sur trois déclarent avoir souvent ou très fréquemment le sentiment de faire quelque chose d’utile pour les autres. Cette proportion s’élève même à cinq répondants sur six dans la fonction publique hospitalière (FPH). Toutefois, l’enquête révèle un sentiment fort des agents de ne pas pouvoir bien faire leur travail. 41 % des répondants de la FPH déclarent sacrifier souvent ou très fréquemment la qualité de leur travail. C’est aussi le cas de près d’un tiers de leurs homologues des fonctions publiques territoriale (FPT) et d’État (FPE).

Dans des proportions similaires, ce sont respectivement 42 %, 37 % et 35 % des répondants dans la FPH, la FPT et la FPE qui déclarent souvent ou très fréquemment avoir le sentiment de servir des intérêts particuliers de managers, de politiques ou d’entreprises, plutôt que l’intérêt général. Seul un répondant sur cinq n’a jamais ce sentiment. Enfin, l’enquête montre une plus forte probabilité de mal-être au travail lorsque la qualité du travail est souvent ou très fréquemment sacrifiée. Ce lien est particulièrement fort dans la FPT, précise le collectif.

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Des collectifs qui font tenir mais sont fragilisés ...

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Le collectif de travail s’avère un déterminant important du bien-être au travail. De fait, 89 % des répondants qui travaillent dans une mauvaise ambiance expriment un mal-être professionnel. À l’inverse, 87 % de ceux qui témoignent d’une bonne ambiance se sentent bien ou plutôt bien au travail. Trois éléments apparaissent particulièrement déterminants pour la qualité du collectif de travail :

 

Une bonne entente avec les collègues.
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Le partage d’une vision commune du service public.
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L’absence de concurrence au sein de l’équipe.

 

Au regard de ces éléments, l’enquête pointe de fortes disparités : la part de répondants affirmant apprécier ou plutôt apprécier les relations avec ses collègues de travail est de 73 % pour les catégories C contre 85 % pour les catégories A+. La part de ceux et celles qui estiment partager (oui ou plutôt oui) une vision commune du service public avec les collègues va de 56 % pour les catégories C à 79 % pour les catégories A+.

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Par ailleurs, la fonction protectrice du collectif est affaiblie lorsque les conditions de travail et d’exercice des missions sont dégradées. L’enquête souligne ainsi que, si la qualité du collectif est déterminante pour le bien-être et le bon exercice de son travail, celle-ci ne relève pas seulement des relations interpersonnelles mais dépend directement des conditions d’organisation du travail. Lorsque les conditions d’organisation favorables sont réunies – effectifs suffisants, turnover adapté, accompagnement prévu lors de la prise de poste –, elles constituent un facteur de résilience. À l’opposé, leur fragilisation prive les agents de leur principal soutien quotidien pour un travail de qualité.

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