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Le
collectif « Nos services publics »
présente les résultats d’une vaste
enquête
sur le travail
dans les services publics.
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Le collectif
« Nos services publics » a
mis en ligne les résultats d’une enquête
intitulée Travailler dans le service
public : enquête sur le vécu des agent·es
public·ques, une vaste enquête menée
auprès de plus de 20.000 agents
publics de tous secteurs et horizons.
Dans un contexte où la préoccupation
sur l’état des services publics va croissante,
cette enquête permet de se pencher
en profondeur sur la capacité des agent·es
public·ques à réaliser leurs missions ,
explique le collectif. Des messages se dégagent
des résultats de cette enquête qui
donne la parole aux agents publics
sur l’organisation quotidienne de leur travail.
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Des agents attachés à leurs missions,
mais empêchés de bien faire
leur travail ... |
La
conscience du caractère essentiel des métiers
du service public est très prégnante
parmi les répondants à l’enquête.
Ainsi, deux sur trois déclarent avoir souvent
ou très fréquemment le sentiment de
faire quelque chose d’utile pour les autres.
Cette proportion s’élève même à
cinq répondants sur six dans la fonction
publique hospitalière (FPH). Toutefois,
l’enquête révèle un sentiment fort
des agents de ne pas pouvoir
bien faire leur travail. 41 % des répondants
de la FPH déclarent sacrifier
souvent ou très fréquemment la qualité
de leur travail. C’est aussi le cas
de près d’un tiers de leurs homologues
des fonctions publiques territoriale (FPT)
et d’État (FPE).
Dans des proportions similaires, ce sont
respectivement 42 %, 37 % et 35 %
des répondants dans la FPH, la FPT
et la FPE qui déclarent souvent ou très
fréquemment avoir le sentiment de servir
des intérêts particuliers de managers,
de politiques ou d’entreprises,
plutôt que l’intérêt général. Seul
un répondant sur cinq n’a jamais
ce sentiment. Enfin, l’enquête montre
une plus forte probabilité de mal-être
au travail lorsque la qualité du travail
est souvent ou très fréquemment sacrifiée.
Ce lien est particulièrement fort dans
la FPT, précise le collectif.
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Des collectifs qui font
tenir mais sont fragilisés
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Le collectif de travail
s’avère un déterminant important du bien-être
au travail. De fait, 89 % des répondants
qui travaillent dans une mauvaise
ambiance expriment un mal-être
professionnel. À l’inverse, 87 %
de ceux qui témoignent d’une bonne
ambiance se sentent bien ou plutôt
bien au travail. Trois éléments
apparaissent particulièrement déterminants
pour la qualité du collectif de travail :
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Une
bonne entente avec les collègues. |
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Le
partage d’une vision commune du
service public. |
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L’absence de concurrence au sein de l’équipe. |
Au
regard de ces éléments, l’enquête pointe
de fortes disparités : la part de répondants
affirmant apprécier ou plutôt apprécier
les relations avec ses collègues de travail
est de 73 % pour les catégories C
contre 85 % pour les catégories A+.
La part de ceux et celles qui estiment
partager (oui ou plutôt oui) une vision
commune du service public avec les collègues
va de 56 % pour les catégories C
à 79 % pour les catégories A+.
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Par
ailleurs, la fonction protectrice du collectif
est affaiblie lorsque les conditions de travail
et d’exercice des missions sont dégradées.
L’enquête souligne ainsi que, si la qualité
du collectif est déterminante pour le bien-être
et le bon exercice de son travail,
celle-ci ne relève pas seulement
des relations interpersonnelles mais dépend
directement des conditions
d’organisation du travail. Lorsque les conditions
d’organisation favorables sont réunies – effectifs
suffisants, turnover adapté, accompagnement
prévu lors de la prise de poste –,
elles constituent un facteur de résilience.
À l’opposé, leur fragilisation
prive les agents de leur principal
soutien quotidien pour un travail de qualité.
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