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Pour l’instant,
le plan a le mérite d’être structuré,
mais les mesures proposées restent encore
assez vagues. C’est ce que pense nos
syndicats des agents publics à l’issue des
derniers échanges en date, qui se sont tenus
le 16 avril dernier.
Pour rappel, début
février dernier, à l’occasion d’une
première réunion, la direction générale de
l’administration et de la fonction publique
(DGAFP) avait présenté les grands axes de ce
plan, très attendu par les syndicats alors
que la mise en place de la précédente
mouture avait patiné. Dans les grandes
lignes, via diverses mesures, l’objectif du
futur plan consiste à consolider le système
d’acteurs de prévention en santé au
travail dans la fonction publique et à
moderniser les outils statistiques disponibles
pour les adapter à la réalité du terrain.
Il s’agit aussi de développer des actions
ciblées sur les risques professionnels qui
tiennent compte des spécificités des différents
versants et métiers, et, enfin, de renforcer
la promotion d’actions de prévention en
santé publique en milieu professionnel.
Deux mois après le
premier épisode du cycle d’échanges, la
formation spécialisée du 16 avril
portait un but principal pour la DGAFP :
présenter la méthodologie d’élaboration
et de pilotage du futur PST. Chacune des
mesures retenues doit ainsi faire l’objet
d’une fiche action, présentée comme un
outil de pilotage structuré par
l’administration, qui regroupera à la fois
des données chiffrées, les objectifs de
chaque action, les grands textes de référence
et des indicateurs de pilotage et cibles
envisagés.
Problème :
si la DRH de l’État avait prévu de mettre
deux projets de fiches sous les yeux des
syndicats, cela n’a finalement pas été le
cas. Les deux fiches n’ont pas été
transmises. Or, connaître les détails de ces
documents est indispensable pour
pouvoir passer au concret, alors que le
ministère chargé de la Fonction publique
veut finaliser le plan d’ici juin prochain.
Et ce, aussi bien pour préciser les détails
des mesures que pour identifier les
moyens mobilisés et garantir la mise en œuvre
effective du plan. Nos syndicats réclament
un futur suivi plus régulier du plan au sein
de la formation spécialisée, pour
l’instant prévu à un rythme annuel. |