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Dimanche |
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28 juin 2026 |
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à 8 h 00 |
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Salaires
: un rendez-vous, mais la méfiance syndicale reste entière
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Un
courrier du gouvernement, une réunion proposée
en juillet, des finances publiques en toile de
fond : l'intersyndicale de la fonction
publique, réunie en conférence de presse n'a guère
apprécié la réponse tardive de l'exécutif à
ses demandes salariales.
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Alors que près de 862.000
agents touchent une
indemnité différentielle pour rester au niveau du Smic, nos organisations syndicales exigent une vraie négociation,
avant que le budget 2027 ne soit bouclé sans
elles.
9
Alors qu’elle n’avait reçu aucune réponse à son courrier du 19 mai
dernier, adressé au Premier ministre et
demandant une audience dans les plus
brefs délais pour aborder la question
des rémunérations, l’intersyndicale de la
fonction publique qui organisait, début juin,
une conférence commune sur le sujet a eu un
retour de l’exécutif.
9
C’est
le ministre de l’Action et des Comptes
publics, David Amiel, qui lui a adressé
un courrier proposant notamment la tenue
d’un rendez-vous salarial au début du mois
de juillet. Il s’agit de renouer avec
l’habitude, qui avait cours jusqu’en 2023,
d’un dialogue social annuel avec vos
organisations, y écrit notamment le ministre. Ce
rendez-vous permettra d’aborder les
perspectives du prochain projet de loi de
finances et de faire le point sur les travaux
structurels engagés sur les carrières et les
rémunérations. L’ambition étant également
pour l’exécutif d’examiner les sujets
portés par nos organisations syndicales, sur
la base d’éléments de contexte partagés,
notamment quant à la situation des finances
publiques du pays. |
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Des organisations
syndicales peu convaincues ... |
Et autant dire que la teneur du courrier
autant que le calendrier d’envoi laissent
les organisations syndicales de la fonction
publique perplexes quant à la volonté réelle
du gouvernement d’ouvrir une négociation
salariale dans la fonction publique. Ce
qu’elles réaffirment comme la première de
leurs revendications communes.
Dans son courrier du 19 mai,
l’intersyndicale demandait, d’une part, à
être reçue par le Premier ministre et,
d’autre part, des avancées rapides sur la
question des rémunérations dans la fonction
publique. On ne peut pas laisser 2026
comme une troisième année blanche.
L’intersyndicale
continue de dénoncer une réalité sociale
qui s’aggrave pour les agents publics. La
mise en place de l’indemnité différentielle
au 1ᵉʳ juin et pour la deuxième
fois cette année pour les 862.000 agents
publics dont la rémunération indiciaire était
inférieure au Smic a mis le feu aux
poudres et les chiffres mis en avant par
l’exécutif dans son courrier n’ont pas
contribué à apaiser les tensions. Cette
indemnité est calculée sur le seul
traitement indiciaire brut : les primes
et les indemnités ne sont pas prises en
compte pour réduire ou écarter la garantie, écrit
David Amiel. Or, celles-ci représentent
de l’ordre de 20 à 30 % de la rémunération
des fonctionnaires. L’indemnité différentielle
bénéficie donc à un public bien plus large
que les seuls agents dont la rémunération
totale est proche du Smic. Il y aurait à ce
titre une grande méprise à considérer que
l’ensemble de ces 862.000 agents sont rémunérés
à la hauteur du Smic. |
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Plus loin, l’intersyndicale dénonce le
mouvement de smicardisation
de la fonction publique qui est à l’œuvre. Il
n’y a plus de progressions de carrière et
s’il n’y a pas la mise en œuvre rapide
d’une réelle politique salariale, nous
allons aller au-delà d’un million
d’agents sous le Smic. Il n’y a
aujourd’hui plus de possibilités de
progression de carrière dans la fonction
publique.
Cette
négation du principe de carrière et
l’absence de perspectives d’augmentation
pour les agents publics entraînent déjà,
selon l’intersyndicale, un mouvement de démotivation. Ce
déni de reconnaissance du travail des agents
publics est extrêmement inquiétant. Nous
sommes dans une situation insupportable pour
les agents face à un ministre qui ne mesure
pas le signal qu’il est en train
d’envoyer.
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