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Ce troisième rendez-vous de la conférence Travail-Emploi-Retraite (TER),
est une initiative gouvernementale mêlant
acteurs et organisations syndicales des
secteurs public et privé.
Un dispositif qui s’inscrit dans un calendrier incertain et dont il est
encore difficile de tirer des propositions
concrètes. Nous échangeons, certes, sur
des documents de qualité et des thématiques
importantes pour la fonction publique, mais on
a du mal à voir où tout cela va nous mener, exprime
une représentante syndicale. L’enjeu
est d’être attentif à ce que ne
s’installe pas un discours basé sur des réalités
qui ne correspondent pas au quotidien des
agents.
Cette réunion a été l’occasion pour les participants d’échanger
autour de la question des retraites
progressives dans la fonction publique et de
présenter un premier bilan. Il a été
constaté que le dispositif suscite beaucoup
d’attentes, notamment en matière de droit
à l’information des agents et aussi sur le
passage ou non au temps partiel en fonction
des contraintes de services.
Pour rappel, la retraite progressive a été introduite pour les agents
publics par la réforme des retraites de 2023.
Le dispositif leur permet, en fin de carrière,
de percevoir une partie de leur retraite tout
en continuant à exercer une activité
professionnelle à temps partiel. Pour être
éligible à la retraite progressive,
l’agent public doit exercer son activité à
temps partiel ou le demander, sachant que les
quotités de travail doivent être comprises
entre 50 et 90 % d’un temps complet, être
à deux ans ou moins de l’âge d’ouverture
des droits à la retraite et enfin avoir 150
trimestres de durée d’assurance. L’agent
touche alors une pension égale à ses droits
en proportion de la quotité travaillée.
Dans
le cadre d’un rapport sur l’allongement de
la vie professionnelle des agents publics de
l’État, la Cour des comptes estimait, en
2024, que le nombre d’agents éligibles à
la retraite progressive était estimé à
124.000 avec un recours très inégal selon
les administrations. D’après les données
partagées lors de la conférence TER et
issues de la Caisse des dépôts, le nombre de
demandes de retraite progressive reçues et
liquidées par le Service de retraite de l’État
était de 7.313 en 2024, et de 7.224 en 2025.
À noter au total 1.544 refus de droits, car
les assurés ne justifiaient pas des
conditions requises. Aussi, au 7 janvier
2026, il y a eu, au total, 18.236 demandes de
retraites progressives, mais toutes ne sont
pas encore liquidées. Les refus représentent
8,52 % du total des demandes reçues et
traitées par le Service de retraite de l’État. |