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Si nos organisations syndicales ne
s’attendaient pas à un grand soir, elles
ont cependant été déçues et ont
d’ailleurs claqué la porte
avant la fin du
rendez-vous salarial qui s’est tenu hier, 8 juillet.
Face aux mesures présentées par le ministre
de l’Action et des Comptes publics, David
Amiel, c’est l’amertume qui domine.
Le ministre n’a eu que des bricolages
techniques à proposer, faits de mesurettes
ciblées et de « chantiers »
renvoyés à plus tard, Tout cela est d’une
indigence totale au regard de la situation vécue
par les agentes et les agents publics. Nos organisations syndicales déplorent
unanimement le manque de revalorisations générales
des rémunérations des agents publics, une
revendication qu’elles portent pourtant de
longue date.
Le ministre n’a pas annoncé de mesure générale
pour la fonction publique, alors que
l’inflation est supérieure à 2 % et
que la dernière hausse des salaires date de
plus de deux ans, le 1ᵉʳ janvier
2024. Nos syndicats rappellent par
ailleurs que depuis le début du deuxième
quinquennat d’Emmanuel Macron, l’inflation
atteint 15 % tandis que la valeur du
point d’indice n’a progressé que de 5 %.
Le
pouvoir d'achat des agents publics continue de
s’aggraver et le décrochage avec les
salaires du secteur privé se creuse. Ils
estiment que les constats s’accumulent,
les réunions s’enchaînent et les décisions,
elles n’arrivent pas. Le rendez-vous
salarial de ce jour en est une nouvelle
illustration : aucune mesure, aucune
revalorisation, aucune réponse aux attentes
des agents.
Le
gouvernement ne veut rien entendre à
l’urgence dans laquelle sont les agents de
la fonction publique. Le chantier annoncé
sur les grilles des catégories B et C est
bien sûr indispensable, mais cela ne répond
pas aux attentes. Une situation qui n’est
pas sans conséquences et qui entraîne, un
affaiblissement de la fonction publique avec
moins de candidats, plus de démissions, des
recrutements en crise et des métiers
essentiels qui ont de plus en plus de mal à
trouver preneurs. Comment attirer les
talents avec des salaires qui ne suivent plus,
des conditions de travail qui se dégradent et
une reconnaissance qui disparaît ? |