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    Mardi
            31 mars  2026
                      à 8 h 00

                L'État doit agir pour un numérique plus responsable…

 

      

Face à la fin d'un programme dédié à l'accélération des pratiques de sobriété numérique, plusieurs acteurs du secteur somment le gouvernement d'agir concrètement pour un numérique plus responsable.

 
 

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Le 31 décembre dernier signait la fin du programme Alt-Impact. Ce dernier, porté par l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avait pour objectif, ces trois dernières années, de faire accélérer les mesures et les initiatives sur les enjeux de sobriété numérique. Le programme agissait notamment au sein des associations, des collectivités locales, mais aussi dans l’enseignement supérieur et la recherche.  

 

Le programme portait notamment, depuis la mi-2025, sur la création d’un réseau de référents sobriété numérique au sein des universités.  Ce réseau, créé dans l’anticipation de la fin du programme, ne repose aujourd’hui que sur des volontaires bénévoles déjà en poste au sein des universités et chargés de partager les bonnes pratiques et les expériences sur les enjeux du numérique responsable.

 

Il avait également été le cadre d’appels à projets pour initier ou accélérer le déploiement de la sobriété numérique au sein des territoires, ou encore avec des actions menées en ce sens dans certaines collectivités. Alt-impact était, par exemple, aussi à l’initiative de référentiels de réduction d’impact environnemental de différents produits et services. 

 

 

 

 

 

Un « signal fort et négatif »   ...

 

Pour les associations actrices de la sobriété numérique, la fin du programme est un signal fort etnégatif de la part de l’État. Dans une tribune, publiée  par l’Institut du numérique responsable, co-auteur, aux côtés d’autres acteurs du secteur, comme l’association Green IT, la Fresque du numérique ou encore Emmaüs-Connect, les associations regrettent notamment l’absence d’une prise en compte sérieuse et formalisée des répercussions du numérique sur les enjeux écologiques. À l’heure où les investissements dans l’intelligence artificielle sont estimés à 109 milliards d’euros sur les prochaines années, nous nous inquiétons de la disparition d’un programme à moins de 20 millions d’euros répartis sur 3 ans, financé par les certificats d’économie d’énergie. 

 

Et ce, alors que les problématiques éthiques et environnementales autour du numérique n’ont jamais été aussi aiguës, et que le projet de Stratégie nationale bas-carbone intègre pour la première fois un volet dédié à la décarbonation de ce secteurregrette les auteurs de la tribune. Les politiques publiques en faveur d’un numérique moins impactant doivent faire l’objet de cohérence et de continuité, ce qui n’est pas le cas sur cette thématique spécifique, concluent les auteurs de la tribune.

                      

                                                        

                                       

                           

                        

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