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Face à
la fin d'un programme dédié à l'accélération
des pratiques de sobriété numérique, plusieurs
acteurs du secteur somment le gouvernement d'agir
concrètement pour un numérique plus responsable.
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Le 31 décembre
dernier signait la fin du programme Alt-Impact.
Ce dernier, porté par l’Institut
national de recherche en sciences et
technologies du numérique (Inria), par l’Agence de
l’environnement et de la maîtrise de l’énergie
(Ademe) et par le Centre national de
la recherche scientifique (CNRS), avait pour
objectif, ces trois dernières années, de
faire accélérer les mesures et les
initiatives sur les enjeux de sobriété numérique.
Le programme agissait notamment au sein
des associations, des collectivités locales,
mais aussi dans l’enseignement supérieur et
la recherche.
Le programme portait
notamment, depuis la mi-2025, sur la création
d’un réseau de référents sobriété numérique
au sein des universités.
Ce réseau, créé dans
l’anticipation de la fin du programme, ne
repose aujourd’hui que sur des volontaires bénévoles
déjà en poste au sein des universités et
chargés de partager les bonnes pratiques et
les expériences sur les enjeux du numérique
responsable.
Il avait
également été le cadre d’appels à
projets pour initier ou accélérer le déploiement
de la sobriété numérique au sein des
territoires, ou encore avec des actions menées
en ce sens dans certaines collectivités. Alt-impact
était, par exemple, aussi à l’initiative
de référentiels de réduction d’impact
environnemental de différents produits et
services.
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Un « signal
fort et négatif »
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Pour les associations
actrices de la sobriété numérique, la fin
du programme est un signal fort etnégatif
de la part de l’État. Dans une tribune,
publiée
par l’Institut du numérique
responsable, co-auteur, aux côtés d’autres
acteurs du secteur, comme l’association
Green IT, la Fresque du numérique
ou encore Emmaüs-Connect, les associations
regrettent notamment l’absence d’une prise
en compte sérieuse et formalisée des répercussions
du numérique sur les enjeux écologiques. À
l’heure où les investissements dans
l’intelligence artificielle sont estimés à
109 milliards d’euros sur les
prochaines années, nous nous inquiétons de
la disparition d’un programme à moins de 20 millions
d’euros répartis sur 3 ans, financé
par les certificats d’économie d’énergie.
Et ce, alors que les problématiques éthiques
et environnementales autour du numérique
n’ont jamais été aussi aiguës, et que le
projet de Stratégie nationale bas-carbone
intègre pour la première fois un volet
dédié à la décarbonation de ce
secteur, regrette les auteurs de
la tribune. Les politiques publiques en
faveur d’un numérique moins impactant
doivent faire l’objet de cohérence et de
continuité, ce qui n’est pas le cas sur
cette thématique spécifique, concluent les
auteurs de la tribune.
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