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Un
guide du ministère de la Culture donne
des conseils aux élus pour choisir
le nom d’un lieu.
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Un nom de lieu, ou toponyme, est un nom attribué à un lieu par une communauté
au cours de son histoire, dans une langue
donnée. La toponymie est la science
de ces noms. Au lendemain des élections
municipales, le ministère de la Culture
a réédité un guide pratique
à l’usage des élus intitulé « Décider
du nom d’un lieu ». Cette brochure
vise à les accompagner dans le processus
de dénomination (choix du nom, règles
d’écriture…) des communes ou
d’autres lieux.
La Commission nationale du toponymie, qui a supervisé
la rédaction du guide, donne
différents conseils pour le choix
d’un nom.
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Choisir
un nom significatif
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Qu’il s’agisse de créer
ou de modifier un nom de lieu, on peut
s’inspirer de sources significatives
à divers titres pour les habitants
eux-mêmes : soit conserver un ou plusieurs
noms anciens, soit développer un nom
nouveau conforme aux usages de la toponymie,
suggère le guide. |
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La
reprise d’un ou plusieurs noms propres
préexistants
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Il
est recommandé de reprendre
un nom de lieu préexistant, notamment en cas
de fusion de plusieurs communes en
une agglomération, qui reste fréquemment
dénommée du nom de la commune
principale, à l’image de Paris ou Lyon.Un
nom assorti d’un déterminant peut désigner
le résultat de la fusion de plusieurs
lieux. Exemple : Les Andelys (Eure),
commune née de la fusion de Le Grand-Andely
et Andely-le-Petit.
Le nom peut aussi être repris d’une autre
entité, de nature différente (exemple :
une forêt proche pour la commune Sénart-Villeneuve,
en Seine-et-Marne), ou provenir
d’un nom de personne, comme celui
d’un saint protecteur
(Saint-Vincent-de-Paul, dans les Landes),
parfois réduit au seul nom de famille
(Schœlcher, en Martinique ;
Descartes, en Indre-et-Loire), voire à
titre de complément, un nom fictif créé
dans la littérature pour désigner un lieu
ou une personne, comme Le Plessis-Robinson
(Hauts-de-Seine) d’après le personnage
titre de Robinson Crusoé de Defoe. |
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Une
combinaison de noms ou de parties de
noms préexistants
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Dans le cas de fusion de
communes d’importance comparable,
l’attachement aux anciennes communes peut se
traduire par la réutilisation de tout ou
partie de leurs noms respectifs dans des
compositions qui peuvent prendre plusieurs
formes. Exemple : Clermont-Ferrand, né
de la contraction de Clermont et
Montferrand. |
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Une
description physique ou une référence
historique
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Beaucoup de noms de lieux ont
une origine tout simplement descriptive,
souvent très ancienne. Les exemples sont
nombreux : Les Hautes-Rivières
(Ardennes), Hautesvignes (Lot-et-Garonne),
L’Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne)… |
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Choisir
un nom distinctif
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Tout nom doit être
distinctif, et un nom propre doit l’être
d’autant plus qu’il désigne une entité
unique et non une catégorie générale,
insistent les rédacteurs du guide. En pratique,
une homonymie risque de provoquer
des difficultés, en particulier
dans l’acheminement du courrier. Il convient
donc de limiter les risques de confusion
par homonymie ou paronymie. Exemples :
Valence-d’Albigeois (Tarn),
Valence-en-Brie (Seine-et-Marne) et
Valence-sur-Baïse (Gers), ou encore
Saint-Martin-sous-Montaigu (Saône-et-Loire)
et Saint-Martin-sous-Vigouroux (Cantal).
De
même, ils préconisent une caractérisation
suffisamment précise du territoire dénommé.
Un nom de lieu doit aussi caractériser le territoire
visé de façon suffisamment précise. Cette précaution
doit notamment inciter à ne pas
reprendre comme base du nom celui d’une entité
débordant trop largement le territoire
à dénommer, du moins sans
l’adjonction d’un déterminant.
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Choisir
un nom éprouvé au regard de l’usage
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Le guide donne deux derniers
conseils aux élus : un nom est fait pour
être employé à l’oral aussi bien qu’à l’écrit
et exige une bonne insertion dans la syntaxe
courante. Un nom doit pouvoir être
inscrit seul dans des listes ou sur des panneaux,
aussi bien qu’employé dans des phrases
sans troubler l’utilisateur. Ainsi, un nom
commençant par un article défini, comme
Le Touquet ou Le Mans, peut être
contracté dans une phrase : La municipalité
du Touquet ; aller au Mans. |
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Par ailleurs, le guide plaide
pour la simplicité du choix, son caractère
consensuel et une promotion active. Le nom
touche en effet à l’identité et son changement
doit ménager l’attachement des personnes
concernées aux noms antérieurs,
souligne ses rédacteurs. Enfin, ils recommandent
d’associer les habitants à la décision.
Par exemple, en les invitant en début
de processus à proposer des noms, et en
les consultant en phase finale sur
un très petit nombre de propositions
sélectionnées au terme d’un travail
plus restreint entre élus et personnes
qualifiées, avant le vote de l’assemblée
délibérante. |
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