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La
Direction générale des finances publiques (DGFiP)
s'apprête à réorganiser sa présence sur le
territoire, à travers un plan « Adaptation du
réseau territorial 2027-2030 ». Même si elle
s'attache à minimiser sa portée, le projet prévoit
la fermeture de pas moins de 330 implantations en
trois ans, dont plus de 130 dès 2027.
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Sept ans après
le lancement du « nouveau réseau de
proximité », qui avait profondément réorganisé
nos services de la direction générale des
finances publiques sur l’ensemble du
territoire et supprimé bon nombre
d’antennes, une nouvelle restructuration se
profile. Au sein d’un document, la DGFiP présente
son plan Adaptation du réseau territorial
2027-2030, un ensemble d’opérations ayant
vocation à fermer pas moins de 330 sites, de
manière progressive, sur une durée de trois
ans.
Petit retour
en arrière : en 2019, le gouvernement
lance le projet à l’époque intitulé
« Géographie revisitée »,
consistant en une réorganisation du réseau
de la DGFiP. Une nouvelle carte des
implantations territoriales avait alors été
dessinée, dans un souci de rationalisation et
de renforcement de la proximité des services
publics. La moitié des implantations
territoriales avaient été supprimées, et en
contrepartie le gouvernement promettait une
hausse de 30 % des points de contact de
la DGFiP, à l’image des permanences.
Dans
le cadre de la mise en place du Nouveau Réseau
de Proximité (NRP), la DGFiP s’est engagée
auprès des représentants du personnel, des
agents et des élus locaux à stabiliser son réseau
territorial jusqu’au 31 décembre 2026,
peut-on lire en introduction de la fiche décrivant
le nouveau projet, déjà surnommé « NRP
2 » par les agents. À l’approche
de cette date, des opérations ciblées
d’adaptation du réseau territorial ont été
identifiées, pour tenir compte notamment des
difficultés d’attractivité et
d’empreinte immobilière. |
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Une quarantaine de fermetures
dès le 1ᵉʳ janvier ... |
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Selon la
DGFiP, certains sites rencontrent en effet des
difficultés d’exercice, notamment car ils
peinent à recruter. Des services se
retrouvent ainsi composés d’un tout petit
nombre d’agents, exerçant dans des locaux
dont la superficie n’est plus adaptée à
ces petites équipes. Des structures de
taille réduite peuvent fragiliser les
missions exercées, entraîner des difficultés
opérationnelles, managériales et un
sentiment d’isolement des agents concernés,
argumente la direction générale.
Alors en
quoi vont consister les aménagements et,
surtout, selon quelles modalités sont-ils
envisagés ? Sollicitée, la DGFIP tient
d’emblée à tempérer l’ampleur de la réforme : Il
n’y a pas de nouveau projet de réseau
territorial des finances publiques,
assure-t-elle. Les structures du nouveau
réseau de proximité des finances publiques,
lancé en 2019 et déployé progressivement
depuis, sont confirmées, notamment les
centres de gestion comptable, les conseillers
aux décideurs locaux, la spécialisation de
trésoreries hospitalières, etc..
L’objectif affiché du plan est en effet de
stabiliser les nouvelles structures issues du
NRP et de mettre fin à celles considérées
comme inefficientes.
Nous avons
le sentiment que la direction souhaite fermer
le peu d’antennes pérennes qui avaient été
maintenues, pour justement garantir ce réseau
de proximité, regrettent nos syndicats. Nous
sentions qu’il y avait quelque chose en préparation,
des directions locales étaient contactées
pour savoir ce qui pouvait être supprimé, et
on se rend compte que la contraction des sites
continue.
Les
réorganisations démarreraient dès l’année
prochaine, avec plus de 130 fermetures de
sites envisagées dès 2027, dont 43 au
1ᵉʳ janvier. Seraient concernés
une cinquantaine de services des impôts des
particuliers (SIP), une soixantaine
d’antennes de postes comptables et
d’antennes de services administratifs et une
trentaine de services administratifs. En
parallèle, une trentaine de services seraient
créés. Par ailleurs, la direction s’engage
à maintenir plus de 900 conseillers aux décideurs
locaux (CDL) en activité sur toute la période
pour préserver la qualité de l’offre de
service offerte aux élus.
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Accompagnement RH proposé
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Une autre
garantie est inscrite noir sur blanc : la
réforme dans les tuyaux n’a pas vocation à
réduire le nombre d’emplois. Les
emplois concernés sont conservés et les
agents eux-mêmes repositionnés, en tenant
compte de leurs souhaits, dans le respect des
règles de gestion, précise la DGFiP. Un
accompagnement RH sera proposé aux agents en
question, à travers les Conseillers Mobilité
Carrière (CMC), afin de suivre au plus
près les situations individuelles les plus
sensibles, avec les services des ressources
humaines des directions locales.
Le
descriptif du projet avance par ailleurs que
le nombre de communes couvertes par la présence
d’un accueil DGFiP restera au moins au
même niveau qu’aujourd’hui. Mais, ce, à
travers les perspectives de nouvelles maisons
France Services ou de permanences, et non nécessairement
des sites en propre. Même si la
direction générale affirme qu’il n’y a
pas de nouveau NRP, cela reste une réforme
qui va de nouveau fragiliser notre service
public, avec des territoires qui seront privés
de structure pérenne des finances publiques,
regrettent nos syndicats. Pour eux,
l’alternative des maisons France services ne
représente pas une offre de qualité égale. La
plupart du temps, lorsqu’ils sont confrontés
à des questions un peu techniques sur les
finances publiques, les agents de ces
instances vont simplement présenter les démarches
pour obtenir un rendez-vous en ligne.Le
plan demeure toutefois, pour le moment, présenté
comme à l’état de projet, et la DGFiP
s’affiche ouverte au dialogue.
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Des concertations vont
prochainement s’ouvrir, et les négociations
sont susceptibles de faire évoluer le périmètre
ou le calendrier des opérations. Lors du
dernier comité social d’administration
ministériel (CSAM) qui s’est tenu ce lundi
6 juillet, le ministre de l’Action et
des Comptes publics David Amiel a d’ailleurs
abordé le sujet, laissant la porte
entrouverte à des négociations locales pour
maintenir certains sites. Pour autant, la
direction a d’ores et déjà sollicité
l’avis des préfets, obligatoire pour ce
type d’opérations. Résultat :
l’ensemble des fermetures de services
accueillant du public envisagées pour 2027 a
obtenu un avis favorable des préfectures. |
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