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Porté par le ministère de
la Justice, ce marché vise à atteindre les
objectifs en matière de réemploi fixés par
l'État, mais aussi à diversifier les sources
d'approvisionnement en matériel, face à une
crise du neuf en informatique qui ne décroît
pas. Une pierre de plus à l’édifice de
l’économie circulaire. Pour adopter une
pratique plus vertueuse sur son matériel
informatique, l’interministériel dispose désormais
de son tout premier marché dédié à
l’achat de matériels informatiques issus du
réemploi ou de la réutilisation. Le ministère
de la Justice s’est porté volontaire,
mandaté par la direction des achats de l’État
(DAE), afin de porter ce marché pour le
compte de l’interministériel. Tous les
ministères – à l’exception du
ministère des Armées – pourront
désormais y commander trois types de produits :
des ordinateurs portables, des moniteurs et
des ordinateurs sous macOS reconditionnés. Le
matériel, avant d’être remis à l’achat,
sera reconditionné par deux entreprises françaises
spécialisées : Ecodair et Printerre.
Cette initiative résulte
d’une démarche interministérielle, dans le
cadre du développement du numérique écoresponsable,
précise la place Vendôme. Le rôle du
ministère de la Justice est de fournir un
support juridique pour l’achat ; les
ministères emploient ensuite les produits
selon leurs besoins et en toute indépendance.
C’est aussi la continuité d’un petit
arsenal réglementaire qui s’est mis en
place ces dernières années : depuis
2024, les administrations doivent respecter
une proportion minimale de 20 % de matériel
informatique et téléphonique reconditionné.
Mais en 2027, ce pourcentage devra être revu
à la hausse pour atteindre les 25 %,
puis 30 % en 2030. Des seuils qui étaient,
par ailleurs, largement non atteints en 2025,
à en croire un rapport d’évaluation de la
loi Agec par la commission du développement
durable et de l’aménagement du territoire
de l’Assemblée nationale.
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