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La proposition
de loi visant à améliorer l’accès au
logement des travailleurs des services publics ,
qu’il avait initiée alors qu’il était député
Ensemble pour la République, a été
adoptée lundi 12 janvier, en première
lecture par l’Assemblée nationale. Nous nous
félicitons de cette première étape
franchie, ont déclaré conjointement
David Amiel, ministre délégué chargé
de la Fonction publique et de la Réforme
de l’Etat et Vincent Jeanbrun,
ministre délégué chargé du Logement . Nous
souhaitons, en parallèle de la poursuite des
travaux parlementaires, lancer une
mobilisation
générale autour de l’urgence du logement
des agents de première ligne. Car si la
proposition de loi permettra de multiplier les
possibilités de construction, de réhabilitation
et de donner des outils aux employeurs publics
pour réserver des logements, des
solutions sur-mesure doivent être trouvées
localement, poursuivent les deux
ministres.
Pour aller
plus loin, ils réuniront dans les prochaines
semaines les préfets de territoires qui
connaissent les plus grosses tensions immobilières,
par exemple l’Île-de-France, les
régions touristiques, mais aussi frontalières. Ces derniers
iront à la rencontre des employeurs publics
et feront l’inventaire des logements, bâtiments,
terrains disponibles pour proposer après mars
aux nouveaux maires de travailler activement
à l’amélioration des conditions de vie des
travailleurs publics, soignants, policiers ou
encore surveillants pénitentiaires, indiquent
les deux ministres.
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A l’issue de ces
échanges, une charte à destination des
futurs exécutifs issus des élections
municipales sera publiée pour les inviter à
s’engager et à démarrer ce travail de
terrain en coordination avec les services de
l’État et ce, dès leur prise de fonction.
En début de semaine lors du Conseil commun
de la fonction publique, l’entourage de David Amiel a
rappelé la nécessité de se mobiliser sur
cette question centrale, alors qu’elle ne
semble pas vraiment mobiliser les foules.Elle est
pourtant urgente, tant le gap entre le niveau
de traitement des fonctionnaires et la flambée
de l’immobilier se creuse chaque année. Soignants,
enseignants, policiers, surveillants pénitentiaires,
agents territoriaux, qui font vivre nos
services publics, que nous avons applaudis
hier et dont nous avons plus que jamais besoin
aujourd’hui, sont confrontés à une crise
du logement qui permet en péril non seulement
leur quotidien, mais aussi le fonctionnement même
de l’action publique, a notamment déclaré,
en séance, la députée du Finistère
Annaïg Le Meur (Ensemble pour la République).
Rappelant la réalité par les chiffres : en 2023,
sur 105.000 demandes de logement formulées
par des agents publics, seules 20 % ont
abouti.
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