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    Mardi
            24  février  2026
                      à 8 h 00

        Incivilité et Ingratitude font hésiter les maires à se représenter …

 

    

La consultation sur les 100 premiers jours du mandat d’élu local a rendu ses conclusions le 5 février, devant la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation. Alors que les sentiments d’incivilité et d’ingratitude commencent à faire leur chemin dans les ressentis, la motivation principale de l’engagement reste l’amélioration de la qualité de vie des habitants.

 
 

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Comment anticiper et se préparer aux 100 premiers jours du mandat de maire ? La grande consultation, lancée par la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation, a rendu ses résultats en ce début février. Un millier d’élus locaux, maires, adjoint, et conseillers y ont répondu, dont une majorité (44 %) n’avait alors brigué qu’un mandat. L’objectif : bien se préparer aux 100 premiers jours du mandat, souvent considérés comme une période clé pour la réussite des projets entrepris, alors que les élections municipales et communautaires se tiendront les 15 et 22 mars prochains.

Les résultats font état d’une relative homogénéité selon le nombre de mandats brigués par les élus consultés. Quand un élu qui vient d’achever son premier mandat pense la même chose qu’un élu qui vient de terminer son troisième, voire quatrième mandat, c’est intéressant, ça relève qu’un certain nombre de problèmes et d’écueils peuvent être rencontrés dès le début de la vie d’élu local, détaille Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion de l’Institut Ipsos, qui a présenté les résultats de la consultation devant le Sénat.

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Près d’un maire sur deux a hésité ...

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Premier constat chiffré : près d’un maire sur deux déclare avoir hésité ou renoncé à se représenter, soit 46 % d’entre eux. Un chiffre similaire pour les adjoints. Un taux qui est le plus fort au sein des plus petites communes (moins de 1.000 habitants), et des plus grandes, à plus de 20.000 habitants. Cela fait très longtemps qu’on pose cette question d’intention aux maires : cette proportion est toujours restée stable dans le temps, mais ce qui a vraiment bougé, ce sont les raisons pour lesquelles ils ne le font pas, contextualise Stéphane Zumsteeg.

 

Si la fatigue, l’âge, l’insécurité ou le manque de statut étaient souvent cités il y a quelques années, ce qu’il ressort aujourd’hui est l’incivilité générale, et un sentiment d’ingratitude de la part de leurs administrés, précise le directeur. Ce qui marque désormais le plus les élus locaux en début de mandat, c’est qu’en dépit des efforts,  auparavant. La raison principale de leur refus ou réticence à se présenter de nouveau, elle, ne change pas : 50 % des élus consultés mettent ainsi en avant les difficultés à concilier mandat de maire et vie privée.

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L’amélioration de la vie locale comme motivation ...

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Parmi les motivations principales ayant poussé les élus à se représenter se trouve, en tête, le fait d’améliorer le cadre de vie et le quotidien des habitants, pour 73 % des répondants. Autres raisons de s’engager : Réaliser des projets structurants pour la ville   (55 %) et  assurer une bonne gestion administrative et financière (53 %), ce dernier facteur étant particulièrement évoqué dans les plus petites communes.

 

Les élus nous redisent, à travers cette consultation, qu’il est essentiel d’améliorer les conditions d’exercice du mandat local et de faciliter la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée, deux premiers motifs d’hésitation ou de renonciation à se représenter,  constate le sénateur du Cher, Rémy Pointereau, premier vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales. Des préoccupations auxquelles la promulgation de la loi sur le statut de l’élu local apporte quelques éléments de réponse, avec, notamment, des mesures permettant de faciliter l’articulation du mandat et de la vie professionnelle. La protection fonctionnelle est également désormais accordée à tous les élus, ainsi qu’à leurs familles, et les conflits d’intérêts public‑public sont désormais supprimés, une décision que la plupart des élus locaux appelaient de leurs vœux.

                      

                                                        

                                       

                           

                        

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