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Pas de plaisanterie ... |
Le tribunal administratif le rappelle dans son
jugement : en matière disciplinaire, il
incombe à l’autorité investie du pouvoir
disciplinaire d’établir les faits sur le
fondement desquels elle inflige une sanction
à un agent public. Saisi de moyens en ce
sens, il appartient ensuite au juge de l’excès
de pouvoir de rechercher si les faits
reprochés à un agent public ayant fait
l’objet d’une sanction disciplinaire
constituent des fautes de nature à justifier
une sanction et si la sanction retenue est
proportionnée à la gravité de ces fautes.
Il ressort des pièces du dossier qu’au
cours d’une formation sur l’égalité
professionnelle, le fonctionnaire requérant a
interrompu une de ses collègues qui se présentait
comme jardinière pour faire remarquer
que l’appellation désigne également un pot
de fleurs. Une plaisanterie mal
interprétée, assure-t-il.
Les
juges n’en ont pas eu la même lecture.
Ceux-ci indiquent que la formation en question
avait été dispensée dans le cadre d’une
action de prévention des discriminations menée
par la Ville de Paris à la suite de témoignages
d’agents faisant notamment état
d’agissements sexistes. Aussi, estiment-ils, la
tenue de tels propos constitue, en l’espèce,
une faute de nature à justifier le prononcé
d’une sanction et le blâme n’apparaît
pas disproportionné. Le tribunal a
rejetté le recours du fonctionnaire contre le
blâme qui lui a été infligé.
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