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La réforme
des IRA passe mal. Vote unanime contre le
projet de fusion, inquiétudes sur l'emploi,
critique du manque de dialogue : nos syndicats
demandent le report d'une réforme qu'ils jugent précipitée
et mal concertée, malgré les assurances du
ministre David Amiel.
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Lors de son déplacement
à l’Institut régional
d’administration (IRA) de Metz,
le ministre délégué chargé de la Fonction publique
et de la Réforme de l’État,
David Amiel, avait pour ambition
d’apaiser les inquiétudes qui pourraient naître
chez les agents dans le contexte de réforme
des établissements formant les cadres de
l’administration de l’État
.
Pour rappel,
l’ambition de l’exécutif est de fusionner
les IRA en un établissement unique capable
de porter une maquette de formation exigeante,
d’attirer davantage encore de candidats, de
mieux préparer les futurs cadres de proximité
aux responsabilités qui les attendent, a
notamment déclaré le ministre, pour
rassurer.
Mais,
selon nos organisations syndicales, les
craintes restent encore nombreuses. Lors du
comité social d’administration commun (CSA)
des IRA , les représentants du personnel
ont voté à l’unanimité contre le projet
de décret de création du Groupement des
instituts de service public (G‑ISP) au
1er janvier 2026.
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Le projet de fusion des cinq IRA dans un établissement public
unique, annoncé par Laurent Marcangeli,
ministre chargé de la Fonction publique
en juin dernier était censé être fédératif
et sans impact sur les équipes, font
valoir l’UNSA, la CFDT et la CGT
dans un communiqué commun. Il se
traduit désormais par une remise en cause
profonde de l’organisation actuelle est des
missions des instituts.
Selon nos organisations syndicales, les documents présentés en CSA
évoquent une perte de missions pour les IRA,
une centralisation accrue, la création d’un
siège renforcé et d’un institut à
Nanterre avec des effectifs prélevés
sur les IRA existants. Les agents sont
plongés dans une incertitude forte quant à
leur avenir professionnel, avec la perspective
de réductions d’effectifs, de mobilités
fonctionnelles, voire géographiques imposées,
d’une refonte de la gouvernance éloignant
le réseau du modèle de proximité qui fait
sa force, estiment nos syndicats.
.
Les craintes
portent également sur le plan RH et sur la
dévitalisation des équipes locales et à
terme, de fermeture de certaines missions ou
implantations historiques des IRA. Elles précisent
d’ailleurs que le projet de décret prévoit
que la création ou la suppression d’un
institut pourra se faire par décret simple,
sans passer par un avis du Conseil d’État. |
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Améliorer l’outil de
formation interministériel ... |
Nos syndicats alertent également sur l’absence de garanties sur le
maintien des contrats et détachements, la pérennité
des fonctions supports et pédagogiques dans
chaque institut, mais aussi la préservation
de l’autonomie pédagogique.
Autre point de mécontentement, le manque de dialogue concerté et
une remise en cause injustifiée des
IRA. Selon la direction générale
de l’administration et de la fonction
publique (DGAFP), le projet serait en partie
justifié par la prétendue insatisfaction des
employeurs publics vis-à-vis de la formation
initiale délivrée par les IRA, alors même
que les formations initiales comme continues,
sont reconnues par les partenaires
institutionnels et les stagiaires, poursuivent
nos syndicats.
Les personnels
demandent le report de la fusion, des
garanties sur l’absence de suppression de
postes dans les IRA ou à défaut d’un
abandon du projet dans sa forme actuelle, ils
demandent le temps et les moyens nécessaires
pour un déploiement maîtrisé et la réaffirmation
du rôle central de la formation initiale et
continue dans le futur établissement. |
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Dans son courrier adressé
en amont de son déplacement à Metz, David Amiel a
assuré qu’aucun agent ne serait laissé
seul face à cette transformation. Le ministre
a notamment plaidé pour une anticipation
maximum face à l’évolution des missions,
mais aussi pour un dialogue social approfondi
au sein des instances de concertation. Cela va
sans dire qu’une école qui forme au
management doit être exemplaire dans la manière
dont elle conduit sa propre transformation, a‑t‑il
également promis. |
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