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    Lundi
            16  février  2026
                      à 8 h 00

  Fusion des IRA : nos syndicats votent  contre et demandent le report du projet ...

 

    

La réforme des IRA passe mal. Vote unanime contre le projet de fusion, inquiétudes sur l'emploi, critique du manque de dialogue : nos syndicats demandent le report d'une réforme qu'ils jugent précipitée et mal concertée, malgré les assurances du ministre David Amiel.

 
 

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Lors de son déplacement à l’Institut régional d’administration (IRA) de Metz,  le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, David  Amiel, avait pour ambition d’apaiser les inquiétudes qui pourraient naître chez les agents dans le contexte de réforme des établissements formant les cadres de l’administration de l’État

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Pour rappel, l’ambition de l’exécutif est de fusionner les IRA en un établissement unique capable de porter une maquette de formation exigeante, d’attirer davantage encore de candidats, de mieux préparer les futurs cadres de proximité aux responsabilités qui les attendent, a notamment déclaré le ministre, pour rassurer.

 

Mais, selon nos  organisations syndicales, les craintes restent encore nombreuses. Lors du comité social d’administration commun (CSA) des IRA , les représentants du personnel ont voté à l’unanimité contre le projet de décret de création du Groupement des instituts de service public (G‑ISP) au 1er janvier 2026.

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Le projet de fusion des cinq IRA dans un établissement public unique, annoncé par Laurent Marcangeli, ministre chargé de la Fonction publique en juin dernier était censé être fédératif et sans impact sur les équipes, font valoir l’UNSA, la CFDT et la CGT dans un communiqué commun. Il se traduit désormais par une remise en cause profonde de l’organisation actuelle est des missions des instituts.

 

Selon nos organisations syndicales, les documents présentés en CSA évoquent une perte de missions pour les IRA, une centralisation accrue, la création d’un siège renforcé et d’un institut à Nanterre avec des effectifs prélevés sur les IRA existants. Les agents sont plongés dans une incertitude forte quant à leur avenir professionnel, avec la perspective de réductions d’effectifs, de mobilités fonctionnelles, voire géographiques imposées, d’une refonte de la gouvernance éloignant le réseau du modèle de proximité qui fait sa force, estiment nos syndicats.

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Les craintes portent également sur le plan RH et sur la dévitalisation des équipes locales et à terme, de fermeture de certaines missions ou implantations historiques des IRA. Elles précisent d’ailleurs que le projet de décret prévoit que la création ou la suppression d’un institut pourra se faire par décret simple, sans passer par un avis du Conseil d’État.

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Améliorer l’outil de formation interministériel ...

Nos syndicats alertent également sur l’absence de garanties sur le maintien des contrats et détachements, la pérennité des fonctions supports et pédagogiques dans chaque institut, mais aussi la préservation de l’autonomie pédagogique.

Autre point de mécontentement, le manque de dialogue concerté et une remise en cause injustifiée des  IRA. Selon la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), le projet serait en partie justifié par la prétendue insatisfaction des employeurs publics vis-à-vis de la formation initiale délivrée par les IRA, alors même que les formations initiales comme continues, sont reconnues par les partenaires institutionnels et les stagiaires, poursuivent nos syndicats.

Les personnels demandent le report de la fusion, des garanties sur l’absence de suppression de postes dans les IRA ou à défaut d’un abandon du projet dans sa forme actuelle, ils demandent le temps et les moyens nécessaires pour un déploiement maîtrisé et la réaffirmation du rôle central de la formation initiale et continue dans le futur établissement.

Dans son courrier adressé en amont de son déplacement à Metz, David Amiel a assuré qu’aucun agent ne serait laissé seul face à cette transformation. Le ministre a notamment plaidé pour une anticipation maximum face à l’évolution des missions, mais aussi pour un dialogue social approfondi au sein des instances de concertation. Cela va sans dire qu’une école qui forme au management doit être exemplaire dans la manière dont elle conduit sa propre transformation, a‑t‑il également promis.

                      

                                                        

                                       

                           

                        

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