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    Mercredi 
            8  avril   2026
                      à 8 h 00

          Les enseignants en grève contre les suppressions de postes

 

    

Moins d’élèves, mais pas moins de moyens : des enseignants étaient en grève mardi 31 mars 2026 contre les suppressions de postes, les fermetures de classes et pour la la revalorisation des salaires, mots d’ordre qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes dans la rue.

 
 
 

 

 

 

On supprime des postes alors qu’on aurait pu profiter de la baisse démographique pour laisser les moyens tels quels et à ce moment-là, avoir de meilleures conditions d’enseignement pour les élèves , a regretté Éric Mampaey, secrétaire Unsa éducation en région Paca, qui a manifesté à Marseille avec 800 personnes, dont 200 lycéens, selon la préfecture. Non aux suppressions de postes ! Des moyens pour l’école publique , a clamé, en écho à Paris, la banderole derrière laquelle ont défilé quelques milliers de personnes jusqu’au ministère de l’Éducation.

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Selon le ministère, 9,68 % des enseignants ont fait grève à l’appel d’une intersyndicale (FSU, Unsa, CFDT, CGT et SUD) contre des choix budgétaires  court-termistes  aggravant la dégradation d’un service public d’éducation déjà exsangue . Le taux de grévistes a atteint 13,2 % dans le premier degré (maternelles et élémentaires) et 7,18 % dans le second degré, a détaillé le ministère. Les syndicats ont avancé une mobilisation plus importante, avec 25 % de professeurs grévistes, dont près de 20 % à Paris et environ 30 % à Lyon, à Créteil et en Normandie, selon le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans le second degré, et autour de 30 % dans les écoles, d’après le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire.

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On a des mobilisations plus ou moins fortes selon les régions, mais avec un premier degré assez mobilisé , a indiqué à l’AFP Aurélie Gagnier, secrétaire générale du SNUipp-FSU. Cette journée vient après des semaines de mobilisations  dans différentes régions, a rappelé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. En février, plusieurs centaines de personnes avaient notamment manifesté à Paris.

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4.000 postes d’enseignants supprimés ...

 

Avec des manifestations dans plusieurs villes, mardi 31 mars était voulu comme le temps fort d’une semaine d’actions.Au total, 4.000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1.891 dans le premier degré public et 1.365 dans le second degré.Le ministère justifie ces choix par la baisse attendue du nombre d’élèves. Interrogé à l’Assemblée nationale, le ministre Édouard Geffray a affirmé préparer un  atterrissage en douceur pour baisser progressivement le nombre d’élèves par classe  et éviter une  crise de recrutement  de professeurs  à l’horizon sept ou huit ans.

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Certes il y a une baisse démographique, mais la baisse des moyens n’y est pas corrélée, elle est plus forte , pour Erwan Desnos, secrétaire général adjoint de la CFDT éducation pour l’Académie de Versailles. En Seine-Saint-Denis,  l’État investit 30 % de moins  que ce qui est investi, en  moyenne, pour l’éducation des autres élèves en France , a déploré Claire Fortassin, co-secrétaire du Snes-FSU 93. En regrettant que le département, le plus pauvre de France métropolitaine, prévoit près de 296 fermetures de classes à la rentrée 2026.À Paris, quelque 500 personnes se sont également rassemblées devant le rectorat contre les 172 fermetures de classes dans le primaire.

 

Beaucoup d’enfants en souffrance ...

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À Clermont-Ferrand, où sont supprimés 105 postes sur l’académie, environ 200 personnes se sont mobilisées. La baisse démographique aurait pu être l’occasion d’avoir plus d’effectifs car il y a beaucoup d’enfants en souffrance et moins de moyens pour les accompagner , a estimé Armelle Sunier, 49 ans, professeur des écoles en maternelle.

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À Lyon, environ 200 personnes ont défilé du rectorat à la Bourse du Travail. Nathalie Rougane-Ghilardi s’inquiète surtout des suppressions de postes dans les structures spécialisées accueillant des élèves en situation de handicap. Supprimer ces postes-là, c’est aberrant. Quelque 300 personnes ont également manifesté à Toulouse, où des pancartes dénonçaient des classes à 30 élèves .  Dans tous les pays qui sont en réussite et dont on nous vante les progrès dans l’enseignement, ils ont des classes à 20 au maximum , a fustigé Karine Fages, professeur d’anglais.

                      

                                                        

                                       

                           

                        

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