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Alors
que la direction générale des finances publiques
se remet à peine d’une fuite de données, le député
Philippe Latombe propose la création d’une
commission d’enquête sur l’état de la cybersécurité
des administrations publiques.
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Cette commission
aura pour objectif d’analyser les
causes, les conséquences et les responsabilités
en la matière, dans un gouvernement qui enchaîne
les crises cyber depuis quelques mois. Une
autre initiative similaire a été annoncée
au Sénat.
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Philippe Latombe,
Député de |

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la Vendée, parti Les Démocrates. |
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999



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Comment tirer des
enseignements des cyberattaques survenues ces
derniers mois au sein des services publics ?
Pour analyser et comprendre la situation, le député
Philippe Latombe a déposé, le 27 août,
une proposition de résolution initiant
la création d’une commission d’enquête
sur le sujet, alors qu’il vient de boucler
un rapport sur les vulnérabilités
numériques de la France. Comme le rappelle le député
dans son exposé des motifs, le gouvernement
fait face, depuis quelques mois, à un
raz-de-marée de cyberattaques visant les données
personnelles de citoyens ou d’entreprises
françaises.
Une des dernières en date, ciblant
la direction générale des finances publiques
(DGFiP), a vu s’échapper dans la nature des
données fiscales, cadastrales et de
succession dont le ministère de l’Économie
était garant de la protection. Outre cette
crise, jugée particulièrement grave, la
liste est longue : fuite de données à
l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), intrusion au
sein du ministère de l’Intérieur fin
2025. Pour la plupart, ce sont des
services opérés par des ministères régaliens
qui trinquent. L’Éducation nationale,
entre autres, apparaît également parmi les
services les plus durement touchés par ces
assauts, qui ne sauraient être considérés
comme de simples incidents techniques, affirme
le député démocrate.
La
succession de ces incidents est
d’autant plus préoccupante qu’elle
concerne des fonctions administratives très
différentes. Les finances publiques,
l’identité et les titres sécurisés, l’éducation,
l’emploi et la protection sociale ne
reposent pas sur les mêmes applications, ni
sur les mêmes catégories de données. Leur
vulnérabilité successive invite donc à dépasser
l’analyse de chaque incident pris isolément,
afin d’examiner les éventuelles fragilités
communes de la sécurité numérique de l’État,
note le député, familier des sujets numériques.
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Plusieurs aspects envisagés... |
Il
envisage de consacrer cette commission à
plusieurs aspects de la cybersécurité de
l’État, à commencer par sa
gouvernance. La multiplicité des
administrations, agences, opérateurs et systèmes
d’information peut rendre difficile
l’identification d’une responsabilité
claire en matière de cybersécurité,
explique le député. Il importe donc
d’établir précisément la répartition des
compétences entre les administrations concernées,
les responsables de la sécurité des systèmes
d’information, les directions informatiques,
les autorités de contrôle et les différents
organismes compétents en matière de
cyberdéfense
et
de protection des données.
Outre
cette question centrale de la gouvernance, les
sujets ayant vocation à être abordés sont
nombreux : l’efficacité des
dispositifs d’identification, là où
plusieurs intrusions semblent s’être déroulées
grâce à des comptes compromis, la gestion
des vulnérabilités, la sécurité des systèmes
traitant les données les plus sensibles, la
capacité de détection des administrations,
mais aussi les moyens humains, techniques et
budgétaires consacrés à la cybersécurité
au sein de l’État. La question de la
responsabilité, particulièrement scrutée
depuis la crise de la DGFiP, demeure un point
de tension entre l’État et ses administrés.
La
commission devra déterminer si les incidents
relèvent principalement de défaillances
ponctuelles propres aux systèmes concernés,
ou s’ils révèlent des vulnérabilités
communes et structurelles dans
l’organisation, la gouvernance, la sécurisation
et la supervision des systèmes
d’information publics , propose
Philippe Latombe. La commission pourra, enfin,
formuler des propositions pour renforcer la
cybersécurité de l’État. |
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