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    Mercredi
       16 septembre 2026
                 à 8 h 00

               Élections professionnelles : réveiller la participation des agents ... 

 

                    

À l'approche des élections professionnelles dans la fonction publique, prévues du 3 au 10 décembre, nos organisations syndicales se mobilisent pour enrayer une abstention devenue structurelle.

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre vote électronique, perte de la dimension cérémonielle du vote et préoccupations liées à la cybersécurité, elles appellent les agent(e)s et les administrations à faire de cette échéance un enjeu de démocratie sociale.  

 

À quelques semaines de la trêve électorale qui débutera le 17 octobre prochain, nos organisations syndicales de la fonction publique sont sur tous les fronts dans la préparation des élections professionnelles qui auront lieu, pour mémoire, entre le 3 et le 10 décembre. Et dans leurs réflexions, une inquiétude  persiste et revient d’ailleurs à chaque scrutin depuis une dizaine d’années. Celle de la participation. Pour rappel, celle-ci est passée de 49,9 % en 2018 à 43,7 % en 2022.

 

Cela reste un point de crispation.. Lors des derniers scrutins, nous n’avons jamais retrouvé les niveaux de participation antérieurs. Et personne ne peut le nier, les résultats de ces élections professionnelles témoigneront de l’état des agents publics, de leur confiance dans les institutions et notamment les organisations syndicales et seront riches d’enseignements concernant leurs préoccupations dans la perspective de l’élection présidentielle.

 

C’est une opportunité pour les agents de prendre la parole et nous communiquons beaucoup auprès des personnels sur l’importance de voter. Nous savons que ça ne se fera pas spontanément car tout concourt aujourd’hui à ne pas donner suffisamment de visibilité  à cette échéance. Si l’importance de la participation reste un point central dans les discours formulés par nos organisations syndicales en cette veille d’élection professionnelle, c’est qu’il s’agit pour elles d’une question de légitimité. Nous expliquons aux agents que pour être entendus de nos décideurs, il faut que la participation soit élevée. Il faut représenter une part importante des agents publics pour avoir du poids dans les discussions et donc, au final, dans les décisions.

 

Sur ce point, nos organisations syndicales attendent également beaucoup de l’engagement des administrations pour donner un maximum de visibilité à cette échéance. Elles demandent aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités.  Elles souhaitent la mise en place d’une opération de communication publique du gouvernement pour bien faire savoir qu’il y a un processus électoral qui concerne 6 millions d’agents. C’est un enjeu de démocratie sociale.

 

Il ne faut pas essayer de le cacher, nous avons une baisse de participation aux élections professionnelles tous les 4 ans, déplorent nos syndicats. Cela s’explique de manière mécanique avec la généralisation du vote électronique, mais ça ne fait pas tout. Pour les prochaines élections professionnelles de décembre, le vote électronique sera généralisé à l’État tandis que les versants hospitalier et territorial auront encore le choix de faire voter de manière dématérialisée ou à l’urne.

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Reconsidérer le vote comme un événement …

 

Si le vote électronique apparaît très souvent désigné comme le coupable idéal pour justifier la baisse de la participation, la problématique s’avère beaucoup plus large. La participation baisse à toutes les échéances électorales quelles qu’elles soient. En revanche, il y a  un travail de terrain pour accompagner les personnels dans le geste du vote et notamment électronique qui aujourd’hui est loin d’être normalisé. La procédure fait perdre la matérialité du vote, on ne peut plus vraiment considérer le vote comme un événement.

 

Nos organisations syndicales considèrent  que le vote électronique a en quelque sorte privé l’événement de son aspect cérémoniel. Voter à l’urne, c’est se rendre au bureau de vote, fournir sa carte, il y a un côté solennel,  Avec le vote électronique, le processus du scrutin traditionnel est amoindri.

 

L’enjeu cette année sera également d’éviter de répéter les écueils observés en 2022 et, par exemple, certains identifiants inactifs rendant extrêmement chaotique la participation des agents concernés. Pour ce faire, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a mené des tests électoraux avant l’été… Mais, malheureusement, les résultats n’ont pas été communiqués. Une crainte qui a grandi à la suite des piratages informatiques massifs qu’ont subis les administrations cet été.

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