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Entre vote
électronique, perte de la dimension cérémonielle
du vote et préoccupations liées à la cybersécurité,
elles appellent les agent(e)s et les
administrations à faire de cette échéance
un enjeu de démocratie sociale.
À
quelques semaines de la trêve électorale qui
débutera le 17 octobre prochain, nos
organisations syndicales de la fonction
publique sont sur tous les fronts dans la préparation
des élections professionnelles qui auront
lieu, pour mémoire, entre le 3 et le 10 décembre.
Et dans leurs réflexions, une inquiétude
persiste et revient d’ailleurs à chaque
scrutin depuis une dizaine d’années. Celle
de la participation. Pour rappel, celle-ci est
passée de 49,9 % en 2018 à 43,7 %
en 2022.
Cela reste
un point de crispation.. Lors des
derniers scrutins, nous n’avons jamais
retrouvé les niveaux de participation antérieurs. Et
personne ne peut le nier, les résultats de
ces élections professionnelles témoigneront
de l’état des agents publics, de leur
confiance dans les institutions et notamment
les organisations syndicales et seront riches
d’enseignements concernant leurs préoccupations
dans la perspective de l’élection présidentielle.
C’est une
opportunité pour les agents de prendre la
parole et nous communiquons beaucoup auprès
des personnels sur l’importance de voter. Nous
savons que ça ne se fera pas spontanément
car tout concourt aujourd’hui à ne pas
donner suffisamment de visibilité à
cette échéance. Si l’importance de la
participation reste un point central dans les
discours formulés par nos organisations
syndicales en cette veille d’élection
professionnelle, c’est qu’il s’agit pour
elles d’une question de légitimité. Nous
expliquons aux agents que pour être entendus
de nos décideurs, il faut que la
participation soit élevée. Il faut représenter
une part importante des agents publics pour
avoir du poids dans les discussions et donc,
au final, dans les décisions.
Sur ce
point, nos organisations syndicales attendent
également beaucoup de l’engagement des
administrations pour donner un maximum de
visibilité à cette échéance. Elles
demandent aux pouvoirs publics de prendre
leurs responsabilités.
Elles souhaitent la mise en place
d’une opération de communication publique
du gouvernement pour bien faire savoir qu’il
y a un processus électoral qui concerne 6
millions d’agents. C’est un enjeu de démocratie
sociale.
Il
ne faut pas essayer de le cacher, nous avons
une baisse de participation aux élections
professionnelles tous les 4 ans, déplorent
nos syndicats. Cela s’explique de manière
mécanique avec la généralisation du vote électronique,
mais ça ne fait pas tout. Pour les
prochaines élections professionnelles de décembre,
le vote électronique sera généralisé à
l’État tandis que les versants hospitalier
et territorial auront encore le choix de faire
voter de manière dématérialisée ou à
l’urne.
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