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À
neuf mois des élections professionnelles dans la
fonction publique, prévues le 10 décembre
2026, syndicats et administration se préparent
activement. Si les premiers travaux ont tourné
autour de la communication et la remontée des résultats,
cette année encore, les indicateurs de
participation et de représentativité seront
scrutés de très près.
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Si la perspective semble lointaine, les enjeux, eux, se préparent dès à
présent. À près de neuf mois des élections
professionnelles dans la fonction publique,
qui se tiendront le 10 décembre 2026,
nos organisations syndicales, de même que
l’administration, sont dans les starting
blocks. Pour rappel, tous les quatre ans, les
agents publics sont invités à voter pour élire
leurs représentants qui siègent aux côtés
des représentants de l’administration aux
commissions administratives paritaires (CAP)
compétentes à l’égard des fonctionnaires,
aux commissions consultatives paritaires (CCP)
représentant les agents contractuels et aux
comités sociaux compétents à l’égard de
l’ensemble des agents, quels que soient
leurs statuts.
Un deuxième groupe de travail sur la thématique
s’est tenu mercredi 1ᵉʳ avril, réunissant
nos organisations syndicales
et l’administration. À l’ordre du
jour, notamment, la présentation des kits de
communication en vue de ces élections, ou
encore les nouvelles modalités de remontée
des résultats. Un dernier point qui a
particulièrement retenu l’attention des OS. Le
dispositif de remontée des résultats autour
d’identifiants uniques existait pour la
fonction publique d’État (FPE) en 2022,
mais pas dans les autres versants. Un
système qui permet aussi aux OS de réaliser
rapidement des extractions de résultats,
sachant qu’en 2022 des erreurs avaient été
repérées mais aussitôt corrigées.
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Nos syndicats souhaitent que les résultats
soient les plus affinés possible afin
d’avoir rapidement une idée de ce que représente
une organisation syndicale dans tel ministère,
telle collectivité, ou encore de savoir
comment l’encadrement supérieur s’est
exprimé. C’est un véritable enjeu. Des
considérations techniques qui ont leur
importance mais qui ne feront pas oublier deux
préoccupations majeures : le vote électronique
et le taux de participation et surtout la
question à laquelle il reste difficile de répondre :
savoir si les deux éléments sont liés. À
l’image du scrutin de 2022, le vote électronique
cette année sera la règle dans la fonction
publique d’État. Dans la territoriale et
l’hospitalière, il n’est pas obligatoire
mais les établissements et collectivités
peuvent néanmoins y recourir. Un élément
qui emportera toute l’attention de nos OS
alors que le scrutin de 2022 avait été marqué
par plusieurs difficultés au sein des ministères. Le
vote électronique est globalement accepté
par les agents.
On peut également parier cette année sur une
progression du vote électronique dans les
collectivités territoriales et les établissements
publics de santé, sachant que pour la deuxième
année ces établissements auront la
possibilité, sur dérogation, de passer
d’un vote classique à l’urne au vote électronique.
L’autre enjeu est que les machines
fonctionnent. Pour rappel, en 2022, dans
les directions départementales interministérielles
(DDI), il avait été obligatoire de passer
directement au vote à l’urne, notamment à
cause de problèmes de fiabilisation des
listes électorales. Comme lors des précédents
scrutins, le défi de ces nouvelles élections
professionnelles sera celui de la
participation. Pour rappel, celle-ci a de
nouveau baissé en 2022 pour atteindre 43,7 %
contre 49,8 % aux élections de 2018. |
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Le lien entre vote électronique
et participation ... |
Une situation partiellement due, selon nos OS, à la réduction des compétences
des commissions administratives paritaires
(CAP). L’action de ces représentants du
personnel était, jusqu’à la réforme de
2019, l’un des principaux motifs d’adhésion
des agents publics aux OS et donc, même de
manière détournée, de participation aux élections
professionnelles.
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La participation est l’éternel problème comme à chaque vote. Il
n’y a qu’à voir ce qu’il s’est passé
aux municipales. Quant à savoir si
l’extension supposée du vote électronique
dans les collectivités et les établissements
de santé peut avoir un impact direct sur la
participation, il y a là un pas que nos OS ne
semblent pas totalement prêtes à franchir. Il
n’y a pas de certitudes absolues dans le
lien entre les deux, mais c’est un facteur
parmi d’autres. On sait que certains
agents sont encore réticents au vote électronique.
Cette thématique de la participation n’est pas non
plus sans poser l’éternelle question de la
représentativité des organisations
syndicales dans la fonction publique et donc
leur légitimité quant à porter la voix et
les revendications des agents |
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Enfin, à l’image de tous
les scrutins, quelles que soient leur nature,
l’enjeu de ces élections professionnelles
est aussi politique. En 2022, la CGT s’était
maintenue à la première place des
organisations syndicales de la fonction
publique, suivie de Force ouvrière, passée
devant la CFDT |
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