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    Dimanche
            26 avril   2026
                      à 8 h 00

             Égalité professionnelle dans la fonction publique ...

 

               

Si les chiffres communiqués par l’administration montrent des progrès en matière d'égalité professionnelle dans la fonction publique, l’intersyndicale alerte sur plusieurs reculs dans un courrier adressé à l'exécutif.

 
 

Nos organisations syndicales pointent notamment la décote sur les congés maladie, qui touche plus particulièrement les femmes, et les négociations jugées décevantes concernant le nouvel accord égalité professionnelle dans la fonction publique.

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Le constat est le même chaque année. En matière d’égalité professionnelle, les choses avancent doucement, mais les progrès sont visibles. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes qui s’est tenue le dimanche 8 mars, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) a dressé un bilan des avancées récentes en matière d’égalité professionnelle dans la fonction publique. Et nul ne peut le nier, les chantiers avancent. L’écart de rémunération brute entre les femmes et les hommes dans les ministères est ainsi passé de 15 % en 2015 à 9,8 % en 2025 et, à travail égal, il s’établit à 8,5 %. Des évolutions qui s’expliquent néanmoins par le recul du temps partiel des femmes, passé de 18 % à 13 %, leur progression dans les emplois d’encadrement supérieur ainsi que par l’augmentation de la part des femmes en catégorie A, de 55 % à 61 %.

 

La direction rappelle par ailleurs que les femmes représentent 43 % des primo-nominations aux emplois d’encadrement supérieur de la fonction publique de l’État en 2024, contre 33 % en 2013. Rappelons également qu’à compter de 2026, l’objectif légal est porté à 50 %, conformément à la loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer l’accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique.

 

La DGAFP revient également trois mesures récentes qui, selon la direction, élargissent les droits des agentes, notamment la création d’un congé de naissance indemnisé et accessible à tous les parents à compter de juillet 2026, ou encore le renforcement de la protection des fonctionnaires stagiaires enceintes dans les écoles de service public.

 

Pour autant, du côté de nos organisations syndicales, les revendications restent très nombreuses. L’intersyndicale a ainsi interpellé, la semaine dernière, dans un courrier commun, la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, et le ministre de l’Action et des comptes publics, David Amiel. Derrière les discours institutionnels sur l’égalité femmes-hommes, les choix budgétaires et politiques actuels organisent une régression sociale assumée, en particulier dans la fonction publique, font-ils valoir.

 

 

 

Grossesse, autorisations spéciales d’absences, rémunérations…

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Parmi les mesures qui ne passent pas et qui touchent particulièrement les femmes, la décote de 10 % en cas de congé maladie ordinaire, en vigueur depuis le 1er mars 2025, y compris pour les femmes enceintes, ce qui constitue une attaque d’une gravité exceptionnelle, dénonce l’intersyndicale. Précisant que l’adoption récente de la mesure d’allongement du congé pour grossesse pathologique n’y remédie pas totalement et laisse sans solution une grande partie des femmes concernées. La santé des femmes et la grossesse ne peuvent constituer des sources d’économies budgétaires, écrivent nos syndicats. Être enceinte ne devrait jamais être un facteur de pénalisation ni de précarité.

 

Concernant les négociations en cours sur le nouvel accord égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, pour nos organisations syndicales, le compte n’y est pas. En cause, notamment, la volonté du ministère de réduire le nombre de jours d’autorisation spéciale d’absence (ASA) garde enfant malade. Un projet que nos syndicats qualifient de contradiction insupportable.

 

Autre sujet, celui de la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale et l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes, qui impose à la France une transposition d’ici juin 2026. Concernant la fonction publique, selon nos syndicats, les discussions en cours font craindre une portée limitée de ce texte si les indicateurs sont édulcorés . De même si les discussions centrales sont retardées sur la valeur du travail, élément identifié aujourd’hui comme la première cause des inégalités dans la fonction publique.

                      

                                                        

                                       

                           

                        

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