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Dimanche |
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26 juillet 2026 |
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L'édito
de Cyril Chabanier, président de la C F T C ...
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Face
à l’urgence, le sursaut n’est plus une option,
c’est une exigence !
Si
l’été s’est déjà révélé très chaud, la
rentrée politique qui lui succédera devrait encore
faire monter le mercure ...
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Dans un contexte macroéconomique très lourd et à
l’approche de l'échéance présidentielle,
nos parlementaires débattront des budgets de
l’Etat (PLF) et de la sécu (PLFSS) sous très
haute tension. Les partenaires sociaux seront
comme à leur habitude consultés sur les
enjeux qui touchent à leur coeur de mission.
Fidèle à sa ligne, la CFTC ne prendra
pas à la légère les questions d’équilibre
budgétaire et agira en responsabilité pour
ne pas obérer l’avenir de nos enfants, de
leurs emplois et de leurs droits à la
protection sociale.
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Je fais le vœu que cette ligne, responsable et
courageuse, soit la plus partagée possible.
Les constats en matière de dialogue social
durant les six premiers mois de l’année
n’invitent pourtant pas à l’optimisme
tant les occasions de construire se sont avérées
décevantes, sinon inopérantes. Cette
apparente léthargie a des causes multiples et
de diverses natures. Elles sont d’abord
relatives au contexte international, peu
favorable aux grandes réformes et à la prise
de risque tant les incertitudes demeurent.
Elles tiennent également au contexte
national, avec un Parlement sans majorité au
sein duquel il est devenu difficile de légiférer.
Dans un tel climat, les entreprises et les
employeurs retardent ou suspendent leurs
projets d’investissement ou d’embauche. En
matière de dialogue social, les
organisations patronales se montrent peu
enclines à négocier de nouveaux droits ou
de nouvelles protections, préférant, comme
souvent, attendre le verdict des urnes l’an
prochain. L’absence de volonté d’aboutir
est flagrante, car bâtir un compromis exige
précisément de s’exposer. C’est accepter
le risque d’aller vers l’autre et de faire
un pas vers des intérêts qui ne sont pas
d’abord les siens.
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Prolonger cet état de fait, s’habituer à
l’attentisme, laisser les choses en l’état
produire leur seuls effets mécaniques,
c’est insulter l’avenir. L’avenir de nos
enfants, de notre jeunesse, dont les épaules
supportent déjà aujourd’hui — et plus
encore demain — le poids de la dette, qui
est le strict reflet de nos renoncements. C’est
pour cette jeunesse que nous devons prendre
nos responsabilités, regarder bien en face
les réalités et construire les solutions de
demain. Les mécanismes qui règlent notre vie
sociale, économique et collective datent,
pour certains d’entre eux, de l’après-guerre.
Ne pas les réformer, c’est accélérer leur
fin.
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Dès la rentrée, les partenaires sociaux devront
impérativement se hisser à la hauteur de
leurs devoirs. Des chantiers déterminants
nous attendent : l’avenir de notre modèle
social et de son financement, l’emploi sur
fond de transitions écologique et numérique,
la question des salaires, ou encore la réindustrialisation
et la relocalisation de nos industries. Face
à l’urgence, le sursaut n’est plus une
option, c’est une exigence ! |
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