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Alors que le dôme
de chaleur qui a recouvert la France pendant
plus d’une semaine laisse place à des températures
à nouveau respirables, les Écologistes ont
lancé dimanche 28 juin une pétition
pour réclamer la mise en place d’un congé
climatique d’une durée de cinq jours
maximum par an, destiné à protéger les
travailleurs les plus exposés. La pétition
avait recueilli près de 6.000 signatures
lundi 29 juin et plus de 9.000
mardi 30 juin.
Avant eux, et ce dès
le 24 juin, nos syndicats
ont adressé un courrier au ministre de
l’Action et des Comptes publics, David
Amiel, pour demander des autorisations spéciales
d’absence (ASA) liées à des épisodes
climatiques exceptionnels. De nombreux établissements
scolaires, crèches et services d’accueil périscolaire
dont le bâti est vétuste ne permettent pas
de maintenir des conditions d’accueil
acceptables, tant pour les personnels que pour
les élèves, ont été contraints de fermer
et de nombreux parents doivent donc garder
leurs enfants à domicile.
Nos organisations
syndicales demandent
donc des autorisations spéciales
d’absence qui ne soient pas des
autorisations de télétravail exceptionnel.
Au-delà des ASA pour gardes d’enfants, les
périodes de canicule doivent nous amener à
envisager et à mettre en place des ASA pour
l’ensemble des agents subissant des
circonstances climatiques exceptionnelles. Et
notamment lorsque les locaux ne permettent
plus de garantir des conditions de travail
compatibles avec la préservation de la santé
des personnels, ou lorsque certaines missions
sont exercées en extérieur et exposent les
agents à des risques importants. Elles
demandent des mesures immédiates de réduction
ou de suspension de l’activité sans
incidences financières pour les agents
concernés et invoquent les conséquences des
épisodes de canicule sur la santé et les
conditions de travail des agents publics.
L’État et les employeurs publics ne peuvent plus
traiter ces épisodes comme des événements
exceptionnels. Ils doivent assumer
pleinement leur responsabilité d’employeur,
protéger les agents, garantir des conditions
de travail dignes et assurer la continuité du
service public sans exposer ni les personnels
ni les usagers à des risques évitables. |