| |
|
La
fonction publique se convertit un peu plus
à l’IA : le gouvernement va généraliser
l’utilisation d’un agent conversationnel
pour environ un million d’agent(e)s
de l’État, après une phase d’expérimentation
de plusieurs mois pour 10.000 d’entre eux
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|



|
C’est
l’équivalent de ChatGPT mais en version
souveraine, sécurisée, pour pouvoir faire de
la recherche documentaire, de la synthèse,
de l’analyse, des résumés ,
a détaillé le ministre de l’Action
et des Comptes publics David Amiel
sur France 2. Cet outil destiné
à assister les agents dans leurs tâches
quotidiennes est notamment censé
fluidifier la gestion de certaines procédures
judiciaires, assister les
enseignants-chercheurs dans le cadre de
leurs appels à projets, tout en limitant le
recours à des outils clandestins ,
jugés plus risqués.
Environ un million d’agents de la fonction publique
de l’État (sur 2,6 millions au total)
vont désormais bénéficier de cet outil
baptisé « l’Assistant » et
alimenté par les modèles de la start-up
d’intelligence artificielle Mistral, a indiqué
le cabinet du ministre lors d’un briefing
avec la presse. Le coût de cette généralisation
est estimé à 700.000 euros, incluant
notamment l’accès aux modèles de
Mistral, a
précisé le cabinet.
9
En
parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu
a annoncé dans une vidéo diffusée sur
les réseaux sociaux un investissement de 655 millions
d’euros supplémentaires dans le développement
de l’IA afin que cette révolution
profite aux Français. Ces
investissements sont annoncés avant le salon
parisien dédié aux nouvelles technologies
VivaTech,
alors que
l’Europe tente de concilier développement
de l’intelligence artificielle et protection
des enjeux de souveraineté, et de réduire sa
dépendance vis-à-vis des technologies
extra-européennes.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
999


|
|

|
« Diplo IA »
... |
99
Le gouvernement va aussi généraliser aux agents de l’État dès juin
un outil de traduction différé (une
soixantaine de langues), « Diplo IA ».
David Amiel doit également proposer une
nouvelle expérimentation dans certaines maisons
France Services afin de doter les téléconseillers
d’un nouvel outil d’IA générative
pour les aider à répondre aux questions
des usagers. Cela sonne comme une deuxième
chance après l’échec d’Albert, un outil
maison d’IA générative développé par les services
de l’État, mais dont l’expérimentation
dans 48 maisons France Services
n’avait pas abouti, plusieurs syndicats
pointant des dysfonctionnements dans les réponses.
Pour
ce nouvel assistant, le ministre va lancer
une négociation sociale avec nos organisations
syndicales pour travailler ensemble sur
l’utilisation de l’IA dans la fonction
publique, a-t-il assuré sur France 2.
Selon son cabinet, le gouvernement
espère parvenir à un accord d’ici
l’automne. Un accord-cadre a été transmis
à nos organisations syndicales représentatives,
qui servira de point de départ de cette
négociation. Elles devront garantir
la prééminence de l’humain dans tout
le processus . Il ne faut
pas de déploiement de l’IA
sans penser la finalité et ne pas
entraîner de suppressions de postes.
Des formations à l’intelligence
artificielle seraient mises en place dans les écoles
du service public, comme à l’Inet
pour les cadres territoriaux, ou à l’INSP (ex-ENA),
d’après le cabinet du ministre.
|
|
|
|
|

|
|
|
|

|
|

|
Technologie « réversible »
... |
Cette annonce intervient en
pleine réorganisation du numérique de l’État
dans un contexte de menace sur la sécurité
des systèmes d’information. Mi-mai 2026,
le gouvernement avait annoncé la création
d’une autorité numérique de l’État,
deux semaines après une importante
attaque informatique visant l’Agence
nationale des titres sécurisés (ANTS
dit France Titres). Les données de près
de 12 millions de particuliers et de professionnels
étaient concernées, selon l’Intérieur.
Interrogé sur l’hypothèse d’un rachat de
Mistral et d’un changement de pavillon,
le cabinet de David Amiel a assuré
que le recours à la technologie
de l’entreprise dans le cadre de
la généralisation de l’Assistant
est réversible. On travaille avec des
entreprises qui respectent nos conditions, et
si ces entreprises cessent de les respecter,
on arrêtera de travailler avec
elles, a précisé la même source. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|