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Confronté
à une perte d’attractivité, le secteur
public, dans son ensemble, mais plus
particulièrement la fonction publique
territoriale, tente d’organiser la riposte.
Cette dernière passe, entre autres, par
la facilitation d’accès au logement.
Une proposition de loi a été
adoptée le 1er juin
dernier, suite à un compromis trouvé en Commission
Mixte Paritaire (CMP) fin avril.
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La proposition de loi
visant à améliorer l’accès au logement
des travailleurs des services
publics va prochainement devenir
une réalité, plus précisément quand
les députés la voteront le 17 juin
prochain. Le texte avait été initié
par David Amiel, lorsqu’il était
encore député, abordant désormais le sujet
dans la peau du ministre qu’il est
de l’Action et des Comptes
publics. Le texte a pour objectif
d'augmenter l'offre de logements
destinés aux agents publics pour
apporter une réponse concrète aux difficultés
de recrutement des écoles, des crèches,
voire des hôpitaux. En effet, aussi
incroyable que cela puisse paraître,
pour travailler dans les endroits
suscités, les agents ont besoin
d’un toit. Et ce dernier
atteint des prix exorbitants à certains
endroits du territoire, ce qui
ajoute un frein supplémentaire au recrutement.
Lors des débats, un sénateur a avancé
ce chiffre, certes un peu ancien
mais encore parlant : En 2022, sur
les 90.000 agents ayant formulé une demande,
seuls 14.000 ont obtenu un logement .
Pour la rapporteure pour le Sénat
de la C M P, le texte en question n’est
pas la grande loi que les parlementaires
attendaient. Une première marche qui devrait
en appeler d’autres tant le sujet
risque de revenir sur le devant de la scène :
Se loger est devenu dans de nombreux
territoires un obstacle au recrutement
et à la fidélisation des agents,
confirme la sénatrice. |
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« La clause de fonction »
pour installer un autre agent dans
le logement
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Le constat est partagé par
le ministre. Des enseignants
jusqu’aux AESH, des policiers aux conducteurs
de bus, ne peuvent plus se loger
correctement, ont plusieurs heures de trajet
par jour, sont épuisés et finissent
parfois par jeter l’éponge, assure-t-il.
L’objectif est donc de produire de nouveaux
logements accessibles sans créer une nouvelle
catégorie de prioritaires qui
viendraient changer l’ordre d’une file
d’attente déjà trop longue. Dans sa version
définitive, le projet de loi donne
la possibilité aux employeurs
publics de réserver des logements
sociaux pour leurs agents.
Une clause
de fonction sera insérée dans les futurs
contrats de location pour permettre
aux dits employeurs de récupérer
le logement lorsque l’agent change
d’emploi. Cette mesure est déjà mise
en œuvre pour les fonctionnaires de l’État,
elle concernera aussi les fonctions
publiques hospitalière et territoriale, mais
aussi les entreprises de transports
publics dans les zones immobilières
tendues. Certains garde-fous ont été
adoptés. Un décret déterminera ainsi
les conditions auxquelles, en cas
de situation exceptionnelle de nature
médicale, familiale ou professionnelle, le locataire
ou ses ayants droit peuvent disposer
d’un délai supplémentaire
pour quitter les lieux, dans une limite
d’un an à compter de l’expiration
du délai de préavis. La sécurisation
du locataire concerne également la situation
de handicap, qui n’obligera
pas ce dernier à quitter les lieux
malgré la fin de l’exercice de l’emploi.
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