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Le Conseil commun de la fonction publique (CCFP) qui s’est tenu le 8 avril,
comportait un ordre du jour très large. Au
programme, plusieurs projets de décrets étaient
soumis à l’appréciation des employeurs et
des organisations syndicales. Le premier,
destiné à donner la possibilité pour un
agent public d’exercer à titre accessoire
une activité lucrative de conduite d’un véhicule
affecté aux services de transport scolaire ou
assimilés, a été rejeté une deuxième fois
par les organisations syndicales. Elles ont
par ailleurs unanimement voté en faveur des
autres projets de textes examinés ce jour
concernant la protection fonctionnelle des
agents en cas de mise en cause devant les
juridictions financières, le congé supplémentaire
de naissance, ou encore la suppression de la
notion de conflit d’intérêt public-public
du Code général de la fonction publique.
Mais tous les regards étaient tournés vers le projet de décret
concernant les autorisations spéciales
d’absence (ASA). Un vrai point de
crispation. Mais les avancées concédées
par le gouvernement et les trois groupes de
travail préalables au Conseil commun n’ont
pas suffi à faire pencher la balance et
l’ensemble de nos organisations syndicales
s’est montré contre. Pour rappel, l’exécutif avait renoncé à deux des dispositions les
plus contestées de son projet de décret sur
les ASA des fonctionnaires et notamment le
nombre de jours accordés en cas de mariage ou
de Pacs et la modulation des absences pour
enfants malades, selon l’âge, qui ont été
retirées du texte initial.
Nos
organisations syndicales ont considéré qu’il y avait eu des avancées majeures, mais
globalement, elles souhaitent prendre le
temps de remettre à plat ce sujet des ASA
parentales et familiales. L’enjeu est
d’adapter ces ASA aux évolutions de la société
et nos OS ont formulé le vœu unanime
que le texte soit retiré de l’ordre du jour
pour engager la concertation sur ces
questions. Parmi les points de blocage,
notamment, le fait que les ASA pour mariage ou
PACS restent toujours soumises à l’appréciation
du chef de service. Sous couvert
d’harmonisation et de simplification, le
nouveau décret nivelle les possibilités
d’absence liées à la parentalité et aux
événements familiaux des agents publics des
trois versants en écrasant, de fait, toutes
les possibilités de négociations et accords
locaux précédents.
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