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Nos organisations
syndicales se sont unanimement opposées au contenu
du projet de décret relatif aux autorisations spéciales
d’absence liés à la parentalité et à certains
évènements familiaux, présenté par
la DRH de l’État. La présentation du
texte au conseil commun de la fonction publique, prévu
le 11 mars prochain, pourrait, en conséquence,
être remise en question.
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Deux mois après
la décision du Conseil d’État,
qui a enjoint le gouvernement de publier, sous
six mois, le décret réformant le régime des
autorisations spéciales d’absence (ASA) liées
à la parentalité et à certains évènements
familiaux, la direction générale de
l’administration et de la fonction publique
(DGAFP) a mis un premier projet de décret sur
la table, le 19 février. Une présentation
réalisée au cours d’un groupe de travail
avec les différentes organisations syndicales
de la fonction publique, dans le cadre de
l’agenda social de l’État. Comme attendu,
nos syndicats ont exprimé, en chœur, leur mécontentement
face à des mesures perçues comme le contraire
d’un progrès pour les agents.
Pour rappel,
afin d’harmoniser la réglementation autour
des ASA, aujourd’hui régie par de
nombreuses circulaires, le projet de décret
doit consolider dans le droit de la fonction
publique des ASA liées aux actes médicaux
liés à un accouchement ou à une procréation
médicalement assistée (PMA), ainsi que
celles octroyées dans le cadre d’une procédure
d’adoption, en cas de décès ou de
l’annonce du handicap ou de la pathologie
chronique d’un enfant.
Le texte
prévoit également d’aligner sur le droit
privé le nombre de jours d’absence liés à
un mariage ou à un PACS, qui serait désormais
de 4 jours, contre 5 actuellement.
Tout en modulant, en fonction de l’âge,
le nombre de jours d’absence autorisés à
un fonctionnaire pour assurer momentanément
la garde d’un enfant ou pour le soigner. Soit,
selon le texte présenté , six jours octroyés
jusqu’à 11 ans, et trois jusqu’à 15 ans.
Un recul, puisque le droit actuel permet
l’octroi de six jours d’absence à un
fonctionnaire contraint de garder son enfant
de moins de 16 ans.
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Une mascarade de dialogue social... |
Pour nos syndicats, qui avaient déjà exprimé
leur colère au cours de la précédente séance
de travail, le compte n’y est pas. Ils
souhaitent
même que le groupe de travail
soit ajourné, face à des mesures que
les syndicats ne peut pas laisser passer comme
la question des ASA pour les enfants de
plus de 11 ans, ainsi que la mention,
dans le projet de décret, du fait que la
liste des ASA régies par le texte est
limitative.
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Quid du prochain CCFP ? ... |
La suite est désormais
floue. Il a été a demandé au ministère
de la Fonction publique de reporter
le prochain conseil commun de la fonction
publique, prévu le 11 mars, et au cours
duquel le projet de décret sur les ASA doit
être présenté. À la veille des
municipales, le signal politique envoyé ne
serait pas le bon.
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Sollicité, le
cabinet du ministre de la Fonction publique,
David Amiel, indique que le projet de décret
n’est pas définitif et que la version
présentée
est soumise à la concertation.
Sur le report éventuel, la DGAFP
renvoie à plus tard, notant qu’un point
sera fait à l’approche de la date. Des arbitrages
scrutés de près, pour un sujet qui pourrait
bien devenir explosif pour l’État, à
quelques mois des élections professionnelles. |
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