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        Dimanche
             23  mars 2025
                   9 h 30

   Une durée du télétravail hebdomadaire faible par rapport au privé ...

 
 

          

Comment déterminer si un emploi est télétravaillable, quel rythme adopter, que faire pour les agents qui ne veulent pas télétravailler ? Après cinq ans d’expérimentation à marche forcée dans la fonction publique, le télétravail nécessite d’être organisé au cas par cas. Au risque de ne pas pouvoir satisfaire tout le monde...

 
 

           
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À l’heure où certaines entreprises décident de supprimer complètement le travail à distance alors qu’il semble s’être ancré dans les habitudes, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) vient de livrer ses dernières données autour de la pratique du télétravail dans la fonction publique. Des chiffres publiés à l’occasion du 5e anniversaire du confinement de mars 2020, qui entendent analyser l’évolution de la pratique dans cette période bien particulière.

On y apprend que, dans la fonction publique d’État, 1 agent sur 4 télétravaille. Et le chiffre monte même à 1 sur 3 parmi les personnels non enseignants. Une proportion qui est beaucoup plus faible dans les autres versants. Ainsi, seuls 13 % des agents de la territoriale télétravaillent et 5 % dans l’hospitalière. 

Autre constat : à l’issue des confinements successifs liés à la pandémie, c’est-à-dire entre 2021 et 2023, le nombre d’agents télétravailleurs a fortement diminué dans la fonction publique. Il est ainsi passé de 22 % en moyenne sur l’année en 2021 à 16 % en 2023. En comparaison, dans le secteur privé, la proportion de télétravailleurs est, elle, restée stable, passant de 24 % des salariés en 2021 à 23 % selon les chiffres de l’Insee. Concernant la fonction publique, cette baisse s’explique facilement et en grande partie par la levée de l’obligation de télétravail, ainsi que par l’assouplissement progressif des mesures de confinement.

La DGAFP a aussi interrogé les agents afin de savoir s’ils considèrent que le poste qu’ils occupent est télétravaillable ou non. Conclusion : seuls 3 agents sur 10 estiment que leur emploi est compatible avec le travail à distance. Un chiffre qui s’établit à 13 % dans l’hospitalière et à 26 % dans la territoriale, contre 41 % à l’État. C’est assez logiquement parmi les cadres administratifs et techniques que la proportion d’emploi jugés compatibles est la plus élevée, soit 75 %, suivis des professions intermédiaires de l’administration et de la sécurité et des employés administratifs.

Concernant la question cruciale du rythme de télétravail à adopter qui préoccupe de nombreux managers, il faut savoir que dans la fonction publique, 6 télétravailleurs sur 10 effectuent au maximum un jour de télétravail par semaine.

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Un levier de QVT (Qualité de Vie au Travail) ...

Plus précisément, au cours de l’année 2023, 61 % des télétravailleurs du public ont effectué au minimum un jour de télétravail par semaine au cours des quatre dernières semaines, contre 41 % des télétravailleurs du privé. Seuls 11 % des agents ont télétravaillé au moins trois jours par semaine, tandis que dans le privé, 24 % ont adopté ce rythme. Parmi les agents de la fonction publique, 3 sur 10 ne télétravaillent pas et cette situation les satisfait, et 4 sur 10 disent être satisfaits de leur rythme de télétravail. Pour autant, dans 3 cas sur 10, les agents expriment un mécontentement. 3 % estiment pour leur part que la durée de leur télétravail est excessive et souhaiteraient la réduire, tandis que 25 % souhaiteraient au contraire en faire plus.

 

Concernant ce dernier point, deux cas de figure possibles. Soit, ils ne télétravaillent pas alors que leur emploi est compatible et souhaiteraient pouvoir le faire, soit ils souhaiteraient augmenter leur fréquence de télétravail. Et, parmi ceux qui ne télétravaillent pas, la moitié évoquent des contraintes imposées par leur employeur. Parmi ceux qui télétravaillent déjà, la volonté de télétravailler davantage est d’autant plus exprimées que la quotité de télétravail effectuée est faible. 23 % des agents qui télétravaillent un jour ou moins par semaine souhaiteraient en faire plus fréquemment, contre 5 % de ceux qui télétravaillent déjà trois jours ou plus. L’équilibre reste donc à trouver.

                           

                        

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