|
|
|
|
|
 |
Les
réseaux de distribution d’eau figurent
parmi les trois priorités d’investissement
des maires et décideurs municipaux en 2025,
selon une enquête Odoxa/Sade. Mais près
d’un sur deux sous-estime le volume
d’eau perdu en raison de fuites.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
99

|
Une
commune sur quatre prévoit de renouveler ses réseaux
d’eau potable dans les douze prochains
mois, selon un sondage exclusif réalisé en janvier par Odoxa
pour Sade (filiale de NGE, spécialiste
de la conception, la construction,
la réhabilitation et l’entretien
des réseaux), dévoilé à l’occasion
du « Carrefour
de l’eau » fin janvier
à Rennes. Cités à 25 %,
ces travaux de renouvellement des réseaux
d’eau constituent la troisième priorité
d’investissement des maires en matière
d’infrastructures et d’aménagements
urbains pour l’année en cours.
Loin, toutefois, de la voirie (64 %)
et des bâtiments publics (62 %)
mais devant le logement, les énergies
renouvelables, la végétalisation, les réseaux
d’énergie et les transports (3 %).
|
|
|
|
|
|
|
9999

|
L’enquête
montre également un déficit
d’information des communes sur l’état
de leurs infrastructures : 46 %
sous-estiment la perte réelle due aux fuites
de leurs réseaux de distribution
d’eau potable. En effet, plus de quatre maires
sur dix l’évaluent à moins de 10 %,
alors qu’elle atteindrait 20 % à
l’échelon national, selon l’Office
français de la biodiversité –
soit 937 millions de m3 par an.
La plus forte part d’erreur (49 %)
provient des maires de communes
rurales tandis qu’elle est moins élevée
chez les maires de petites villes
(39 %) ou de villes moyennes et grandes
(33 %). En outre, plus de la moitié
des sondés (56 %) déclarent mal
connaître les mesures
du Plan eau de 2023 dont
l’un des objectifs est précisément de réduire
les fuites pour sécuriser
l’approvisionnement en eau potable.
Dans le sud-est, davantage exposé aux risques
de sécheresse, 50 % des élus
affirment être informés de ces mesures.
|
|
|
|
|
|
|
66

|

|
Il
n'y a pas urgence ... |
Les
communes ne ressentent pas d’urgence pour
renouveler leurs réseaux. Six élus
sur dix estiment être dans les temps,
tandis qu’un sur quatre considère être
en retard ; 17 % se pensent
toutefois en avance (21 % dans les grandes
villes, 17 % dans les communes
rurales et 10 % dans les villes
moyennes).
9
Le
Plan eau prévoyait une enveloppe de 180 millions
chaque année pour accompagner ces lourds
travaux de rénovation des réseaux.
Pour les financer, 42 % des élus
sont prêts à recourir aux partenariats
publics privés (PPP) mais 21 %
y seraient opposés. Les élus des communes
rurales de moins de 2 000 habitants
accepteraient ce type de financement
à 44 % et les maires des villes
de plus de 20 000 habitants
à 41 %, tandis que ceux des petites
villes seraient plus frileux (33 %).
Dans
sa déclaration de politique générale du 14 janvier 2025,
François Bayrou a notamment évoqué
l’ambition de tenir une « grande
conférence nationale sur l’eau déclinée
dans les régions ».
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|

|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|