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Lors
du Conseil commun de la fonction publique,
l’ensemble des syndicats, comme les
employeurs territoriaux et hospitaliers, ont émis
un avis défavorable sur les projets de décret du
gouvernement relatifs à la baisse de
l’indemnisation des arrêts maladie des agents
publics.
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Ces
textes vont devoir être représentés dans les
prochains jours,
même si
un avis négatif des syndicats et employeurs ne peut
empêcher leur publication.
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Un
gouvernement bien seul pour défendre sa réforme
des arrêts maladie des agents publics. Lors
du Conseil commun de la fonction publique
(CCFP) l'ensemble des syndicats, mais aussi les employeurs
hospitaliers et territoriaux
, ont voté contre les projets de décret
réduisant l'indemnisation des contractuels du
secteur public durant leurs arrêts maladie de
courte durée. Une première descente dans
l'arène syndicale pour le nouveau
ministre, Laurent Marcangeli, qui a une
nouvelle fois mis en avant l'impératif budgétaire
pour justifier cette réforme.
En
ce qui concerne les fonctionnaires, pour
rappel, cette baisse de 100 à 90 %
du taux de remplacement de la rémunération
des congés de maladie ordinaire (ceux d'une
durée de trois mois maximum) a déjà été
actée par les députés et sénateurs dans le
cadre du projet de loi de finances (PLF) pour
2025. Un budget qui devrait être
prochainement promulgué puisque le Conseil
constitutionnel s'apprête à rendre sa décision.
Si
la baisse de l'indemnisation des arrêts
maladie est donc du domaine législatif pour
les fonctionnaires, sa transposition pour les
contractuels relève quant à elle du niveau réglementaire
et nécessite donc un décret pour pouvoir être
mise en œuvre. C'était précisément l'objet
des projets de décret que le ministère de la
Fonction publique présentait en Conseil
commun. Des textes qui ont donc fait la
quasi-unanimité contre eux, seuls les représentants
des employeurs de l’État ayant émis un
avis favorable. |
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Le mépris continue d’avoir
cours ... |
Malgré
la demande de l'ensemble des organisations
syndicales, le ministre a refusé de retirer
ces textes, regrettent nos syndicats,
pour qui ni le fond ni la forme ne
changent donc dans la fonction publique. C'est
bien le mépris qui continue d'avoir cours développent
nos syndicats. Des propos qui tranchent avec
l'accueil favorable qu'avait en partie suscité
la volonté d'apaisement affichée par Laurent
Marcangeli à son arrivée à l'Hôtel de
Rothelin-Charolais, après le bref mais très
agité ministère Kasbarian. Une accalmie de
courte durée ? Vous porterez la
responsabilité de la dégradation des
conditions de travail et de vie des agents
publics avait lancé un de nos syndicats à
l'adresse du ministre Marcangeli lors du
Conseil commun.
Le
gouvernement est seul à porter cette mesure
injuste, car baisser les salaires pendant les
arrêts de maladie ordinaire est une mesure
injuste car aucun agent ne choisit d'être
malade ou accidenté, ajoute une de nos
organisations syndicales. Cette mesure
impacte non seulement le pouvoir d'achat des
agents, mais aussi leur moral.
Les projets de décret sont
contreproductifs. Ils ne font
qu'alimenter le « fonctionnaire bashing » et
ne traitent pas le fond que sont la qualité
de vie et les conditions de travail des agents
publics. |
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S‘attaquer
aux causes de l‘absentéisme
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Opposés
eux aussi aux projets de décret, les
employeurs territoriaux ne tarissent pas non
plus de critiques sur la baisse envisagée du
taux de remplacement de la rémunération des
agents publics. Porte-parole de la
Coordination des employeurs territoriaux
(CET), le maire UDI de Sceaux, Philippe
Laurent, pointe ainsi un risque de paupérisation des
agents territoriaux, dont beaucoup relèvent
de la catégorie C et ont déjà des revenus très
faibles.
C'est
toujours facile de pointer un supposé absentéisme
mais il faut plutôt rechercher ses causes réelles,
comme le vieillissement des agents ou
l'allongement des carrières, poursuit le
président du Conseil supérieur de la
fonction publique territoriale (CSFPT). Il est
rejoint dans cette idée par Arnaud Robinet,
le président de la Fédération hospitalière
de France (FHF) : L'absentéisme
dans l'hospitalière doit être analysé à
l'aune de l'exposition importante à des
contraintes physiques, psychiques et
organisationnelles des agents professionnels
hospitaliers qui est très supérieure aux
autres secteurs d'activité.
L'absentéisme
dans les établissements de santé a
d'ailleurs récemment reculé sans avoir
recours à ce type de mesures qui ont le défaut
de toucher indistinctement toutes les
situations, fait valoir le maire de Reims
et président du conseil de surveillance du
CHU de cette ville. |
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Un recours
en vue … |
Les
projets de décret du gouvernement ayant reçu
un avis défavorable, ceux-ci vont devoir être
représentés devant le Conseil commun de la
fonction publique, à l'occasion d'une
nouvelle réunion. Aucune date n'a encore été
communiquée.
L'avis
rendu par les syndicats et les employeurs
publics sur des projets de texte reste néanmoins
purement consultatif et ne lie pas
l'administration. Aussi, si les projets de décret
sur l'indemnisation des arrêts maladie reçoivent
un nouvel avis défavorable – et il y a fort
à parier que ce sera le cas –, ceux-ci
pourront malgré tout être publiés par le
gouvernement, ouvrant ainsi la voie à l'entrée
en vigueur de la réforme des arrêts maladie.
D'ici
là, nos syndicats comptent maintenir la
pression sur le gouvernement Bayrou, car il
est toujours possible de déposer des recours
contre des textes, une fois que ceux-ci seront
publiés. |
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