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COPERNIC, réunion du 10 mars 2006 (samedi 18 mars 2006) |
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En préambule, et en réponse aux interrogations des syndicats, le Directeur du Service à Compétence Nationale COPERNIC, Patrick DAILHÉ, a affirmé qu’il conduisait le programme, que sa responsabilité allait au delà de celle de fabriquant d’outil. Néanmoins, l’administration n’ayant pas les moyens techniques et humains de mener le programme seule (problèmes à la fois de compétences et de charges de travail instantanées), il est également fait appel à des prestataires externes (aujourd’hui, le SCN COPERNIC comprend 1 100 personnes au total, dont 650 fonctionnaires). Cette situation est d’ailleurs rencontrée dans d’autres programmes informatiques ambitieux (HÉLIOS...) En revanche, l’impact de COPERNIC sur les missions, les emplois, les réseaux, la formation professionnelle, le re-qualification des emplois, est de la compétence des deux directeurs généraux. Pour la CFTC, ni le partage de compétences, ni les modifications de l’outil de travail ne sont des maux en soi, mais il convient de ne pas oublier l’aspect humain dans toutes les décisions qui impacteront la sphère de travail des agents, aussi bien les informaticiens que les « administratifs ». 1°) situation générale du programme : La mi-parcours
est dépassée (le programme COPERNIC doit se dérouler de fin 2001 à
2010) L’axe
principal de COPERNIC est l’amélioration des recettes fiscales et non
la productivité. 2°) quelques chiffres : Usagers :
73 millions d’accès au portail impôts.gouv.fr en 2005
(c’est un des plus fréquentés) Agents :
90 000 agents utilisent le portail métiers 3°) enjeux 2006 : Usagers : Agents : 4°) nouvelle donne en matière de changement : un nouveau
diagnostic a été effectué sur ce sujet en septembre 2005, qui a abouti
à cette nouvelle donne : le pilotage du changement sera effectué
non pas par le SCN COPERNIC, mais par les deux directeurs généraux eux-mêmes,
les problématiques étant distinctes dans les deux réseaux : Cette décision inquiète les informaticiens. En effet qui mieux que le SNC est à même de piloter la formation du personnel technique ? Il faut en effet absolument s’assurer que DI et CSI (des impôts) bénéficient bien d’enseignements de même contenu et de même qualité. A Strasbourg et à Lille par exemple ceux-ci sont appelés à travailler ensemble, et il est donc indispensable qu’ils soient assurés de démarrer sur les mêmes bases. C’est là une évolution fondamentale : chaque direction sera en charge en fait de la mise en place et de l’accompagnement des produits COPERNIC, preuve de la volonté (affichée et maintes fois réaffirmée) de la neutralité de COPERNIC sur les missions et l’organisation des deux réseaux. Pour
la CFTC, cette évolution des mentalités est essentielle : ce
n’est pas à l’informatique de dicter à l’administration sa manière
de faire : l’informatique est un outil de gestion parmi d’autres,
et c’est aux décideurs (politiques et administratifs) qu’il revient
de définir les axes déterminants. En effet, une application unique de recouvrement (RSP) pour la D.G.C.P. et la D.G.I. doit voir le jour dans le cadre de COPERNIC afin d’avoir une vision complète et une gestion globale de la situation financière des contribuables ; le portail métiers devenant ainsi un outil de gestion et non plus seulement un outil de consultation. Le calendrier initial prévoyait une expérimentation fin 2006 pour déploiement à partir de 2007, mais un retard de livraison est à attendre, puisque le SCN COPERNIC est seulement en train d’instruire les difficultés de RSP. Il faut reconnaître que COPERNIC, c’est 70 projets informatiques, et que RSP est le plus gros, donc le plus difficile à mettre en œuvre. Il n’en reste pas moins que les agents de la DGCP attendent sa mise en place avec impatience, les applications REC-MEN et RAR ayant maintenant montré leurs limites.
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