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Dans un
courrier adressé au gouvernement le 16 janvier, notre
Intersyndicale de la fonction publique qualifie de faute
politique l'absence de mesures de
revalorisation indiciaire dans le projet de loi de
finances 2026, et liste plusieurs mesures qu'elle
souhaiterait voir figurer dans le texte budgétaire.
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Notre
Intersyndicale est mécontente, et le fait
savoir. Dans un courrier adressé le 16 janvier
dernier au Premier ministre, Sébastien
Lecornu, ainsi qu’à ses collègues Amélie
de Montchalin et David Amiel,
chargés respectivement des Comptes publics
et de la Fonction publique, nos
responsables des huit syndicats alertent le
gouvernement sur la dégradation continue de
la rémunération des agents publics au cours
des dernières années. Une missive qui
s’inscrit dans le contexte de la dernière
ligne droite des discussions
parlementaires autour du PLF 2026,
celui‑ci devant, en toute vraisemblance,
être adopté dans les prochains jours, soit
via un recours au 49.3, soit par voie
d’ordonnance.
Dans ce cadre,
nos organisations syndicales estiment, dans
leur lettre, que l’absence, dans le PLF, de
toute mesure de revalorisation indiciaire, par
l’augmentation de la valeur du point
d’indice ou l’amélioration de la grille
indiciaire, constitue une faute politique ainsi
qu’un signal de découragement et d’indifférence envoyé
aux agents publics. Au cœur des griefs
de nos syndicats, les gels successifs de la
valeur du point d’indice en 2024 et
2025, tout comme la suspension, depuis 2024, de
la garantie individuelle du pouvoir d’achat,
ou encore la réduction de la rémunération
des congés maladie ordinaire. Tant d’éléments,
pointent‑ils, vécus par les agents
publics comme un camouflet, sinon une
punition.
L’intersyndicale
déplore également la mise en place d’une
indemnité différentielle en 2025 et
2026. Cette disposition permet
d’augmenter le salaire minimum des agents
publics par le biais d’une prime, afin de
s’aligner sur la hausse annuelle du Smic,
sans faire évoluer à la hausse le traitement
indiciaire, désormais situé en-dessous du Smic pour
plusieurs catégories de fonctionnaires de
niveaux B et C. Une situation
inadmissible, écrivent nos syndicats,
qui estiment qu’elle aurait pu être évitée. |
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Des propositions
d’ajouts au PLF ... |
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En partant de
ces constats, notre Intersyndicale communique
au gouvernement une liste de mesures de
revalorisation indiciaire qu’elle souhaite
voir figurer dans le PLF 2026. Parmi celles-ci,
une revalorisation importante de la
valeur du point d’indice, ainsi que des
mesures de majoration des grilles indiciaires qui
permettent dans chaque catégorie hiérarchique
une réelle progressivité du traitement.
Au menu des
demandes syndicales se trouvent, en outre, l’abrogation
de la baisse de 10 % des rémunérations
pendant les congés maladie ordinaire, mise en
place depuis mars 2025, ainsi que celle
du jour de carence.
Ces mesures
réclamées à corps et à cri par nos
organisations syndicales seront sans nul
doute, si elles ne figurent pas au PLF 2026,
mises sur la table du ministre de la Fonction publique,
David Amiel, dans les prochains mois. Ce dernier
a en effet annoncé, lors du premier conseil
commun de la fonction publique de l’année,
le lancement d’un grand chantier autour
des carrières et des salaires des agents. Ces travaux,
qui doivent, selon le ministère, remédier
au constat d’un écrasement des grilles et
d’une architecture très complexe à appréhender
par les agents et les employeurs dans la
structure des carrières et des rémunérations,
devront notamment apporter des solutions pour
éviter, à terme, que des cadres de la
fonction publique ne démarrent leur carrière
avec un salaire équivalent au Smic. Le tout,
dans un contexte budgétaire qui limite les
marges de manœuvre. |
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