| |
|
Dans
un récent rapport, Claire Déhon, la Défenseure
des droits décrit les principales
situations dans lesquelles les discriminations
fondées sur la religion peuvent se produire
et constituer autant d’obstacles dans la vie
quotidienne.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
..


|
Claire Hédon, la Défenseure
des droits,
a rendu public, le 4 décembre 2025,
un rapport intitulé « Les
discriminations fondées sur la religion – Constats
et analyses du Défenseur des droits ».
Son objectif est de rappeler l’état droit,
le cadre juridique actuel en matière de lutte
contre ces discriminations. Le rapport
fournit ainsi des repères précis
permettant d’identifier ce qui est
permis ou interdit en application du droit
de la non-discrimination. Ce rapport
poursuit une ambition : rappeler le droit,
tout le droit, rien que le droit,
avec la volonté de porter un regard
objectif et apaisé , affirme Claire Hédon.
Nourri par de nombreux exemples de saisines traitées
par le Défenseur des droits, complété
par des des témoignages recueillis sur
la plateforme antidiscriminations.fr et
par les données de l’Enquête sur l’Accès
aux droits (EAD), le rapport répertorie
les principales situations dans
lesquelles les discriminations fondées sur la religion
peuvent se produire et constituer
autant d’obstacles dans la vie
quotidienne. |
|
|
|
|
|
|
|
|
| 99

|
Les
résultats de différentes données
statistiques révèlent que les discriminations
fondées sur la religion augmentent, mais que,
trop souvent, les victimes renoncent à faire
valoir leurs droits. Dans son enquête
« Accès aux droits » réalisée
en 2024, la Défenseure des droits a
constaté que les discriminations fondées sur
la religion progressent : celles constatées
par des témoins passent de 21 % en 2016
à 31 % en 2024, et celles
rapportées par les personnes
s’estimant victimes de 5 % à 7 %
sur la même période. Toutefois, en raison
notamment de la crainte de représailles
et d’un sentiment de la perception
d’une inefficacité des démarches,
moins d’un quart (23 %) des personnes
déclarant avoir été discriminées sur ce motif
indiquent avoir entrepris des démarches
officielles pour faire reconnaître leur situation
(contre 37 % pour d’autres motifs). |
|
|
|
|
|
|
|
|
| 99

|
Les
réclamations adressées au Défenseur des
droits mettent en évidence que les discriminations
fondées sur la religion résultent,
à la fois, de préjugés et
d’attitudes hostiles, mais aussi d’une méconnaissance
du droit ou d’une interprétation
erronée des principes de laïcité et de neutralité.
Aussi, après avoir apporté quelques précisions
terminologiques et juridiques sur ces principes
et rappelé le caractère fondamental de la liberté
religieuse, le rapport étudie concrètement
un ensemble de situations pour lesquelles
la Défenseure des droits a été
saisi. Celle-ci revient sur plusieurs domaines
qui structurent les grandes étapes du parcours
de vie. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
Après
un rappel de l’obligation de discrétion
religieuse pour les élèves et de neutralité
pour les enseignants, le rapport
aborde notamment la question du port
de l’abaya et du port de signes
religieux lors des cérémonies de remise
des diplômes, les menus de substitution
dans les cantines ou encore
l’absence d’obligation de neutralité
pour les parents d’élèves lors des sorties
scolaires. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
Après
un rappel de la distinction entre emploi
public (où existe une stricte obligation
de neutralité) et emploi privé (où la liberté
religieuse est le principe, sauf exceptions prévues
par la loi), le rapport revient sur les situations
de harcèlement discriminatoire fondé
sur la religion ou encore sur l’existence de
clauses de neutralité dans les règlements
intérieurs des entreprises privées. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|

|
|
Claire Hédon,
née le 5 octobre 1962 à Paris, est
une journaliste française. Présidente
du mouvement ATD Quart monde de 2015
à 2020, elle est nommée Défenseure
des droits le 22 juillet 2020. 
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|