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 Mardi 29 septembre   2020     

        

À époque exceptionnelle, budget exceptionnel. À l'occasion de la présentation du projet de loi de finances pour 2021, ce lundi, voici les grands chiffres qu’il est possible de retenir de ce millésime si particulier.

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Croissance : un plongeon... Puis une envolée

C'est le premier aspect, et peut-être l'un des plus spectaculaires. La croissance du PIB devrait connaître deux exercices particulièrement opposés. Selon la Banque mondiale, en 2009, le PIB avait reculé de 2,9%. Il s'agissait alors de son plus fort recul depuis la Seconde Guerre mondiale. Un record qui va être pulvérisé en 2020 : cette année, le PIB devrait en effet reculer de 10%, avant de rebondir de 8% l'an prochain. Un rythme jamais vu depuis de nombreuses décennies. L'an prochain, l'activité devrait rester à 97% environ de son niveau de 2019, précise par ailleurs le projet de loi de finances.

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Pouvoir d'achat, consommation : un fort recul pour les ménages, après des années de hausse

Sans surprise, les consommateurs vont se serrer la ceinture : cette année, le pouvoir d'achat du revenu disponible devrait reculer de 0,5%, selon Bercy, avant un rebond de 1,5% dès 2021. Ce recul est le premier depuis les années 2012-2013. Ces derniers temps, plusieurs mesures avaient participé à une hausse du pouvoir d'achat : on peut notamment citer les annonces en réponse à la crise des «gilets jaunes» ainsi que la baisse de certains impôts comme la taxe d'habitation.

En outre, les ménages devraient rester plus «fourmis» que «cigales». Ayant mis de côté des dizaines de milliards d'euros depuis le début de la crise sanitaire, en mars, les particuliers demeurent prudents face à un contexte particulièrement incertain. Cette année, les dépenses de consommation devraient donc reculer de 8%, avant de repartir en trombe en 2021 avec une hausse de 6,2%. L'inflation devrait aussi rester particulièrement mesurée, à 0,2% cette année et 0,6% l'an prochain.

Comme l'a indiqué Bruno Le Maire, les baisses d'impôts devraient pourtant être ressenties par les ménages comme par les entreprises. Selon Bercy, le taux de prélèvements obligatoires nets des crédits d'impôts devrait ainsi baisser, en 2021, après une hausse temporaire en 2020 engendrée par le contexte économique particulièrement troublé. Établi à 45,1% en 2017, ce taux devrait atteindre 43,5% l'an prochain, estiment les experts du budget.

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Entreprises : de fortes coupes attendues

Parallèlement, les entreprises devraient également freiner leurs dépenses : prudentes, elles limiteraient leurs investissements, qui reculeraient de 15%, selon Bercy. Ce recul devrait rapidement être compensé, dès 2021, par une hausse quasiment équivalente.

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Commerce : encore un creusement pour la balance commerciale

Mauvaise nouvelle pour les échanges français : la balance commerciale devrait creuser son déficit, cette année. Le déficit grimpera à 79 milliards d'euros, son plus haut niveau, au-delà même de celui atteint en 2011, au plus fort de la crise. Il devrait ensuite se réduire progressivement, passant à 68 milliards d'euros en 2021.

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Déficit, dette : aggravation des indicateurs de l'Etat

Depuis le début de la crise, les pouvoirs publics n'ont cessé de multiplier les dispositifs et aides pour maintenir l'activité économique sous perfusion. L'heure de la facture a sonné : le ministère de l'Économie s'attend à un bond du déficit public en 2020, qui devrait passer de -3% l'an dernier à -10,2% cette année. Deux points positifs apparaissent : d'abord, le déficit devrait se réduire rapidement, à -6,7% dès 2021. Ensuite, le déficit structurel reste mesuré, la plupart des dépenses étant ponctuelles et non pérennes. En outre, si les dépenses publiques vont très fortement augmenter l'an prochain, de l'ordre de 6,3% en volume, leur croissance devrait ensuite ralentir «à seulement 0,4%» en 2021.

Parallèlement, la dette devrait poursuivre sa progression vertigineuse entamée il y a quelques mois. Longtemps vue comme une ligne rouge à ne pas franchir, la fameuse barre des 100% du PIB a été pulvérisée par la crise sanitaire. Chiffrée à 98,1% du PIB fin 2019, la dette publique devrait s'établir à 117,5% fin 2020, avant de baisser légèrement à 116,2% l'année suivante.

 

 

 

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