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  19 mars  2020

                           
                                            

 

« C’est anxiogène de se dire qu’en venant aider les gens, on peut les contaminer »,

Nathalie Santamaria, 50 ans, déléguée syndicale et militante CFTC est, dans une association de maintien à domicile, auxiliaire de vie sociale à Bourges depuis vingt-neuf ans. Chahutée entre l’amour de son métier, la fatigue et la peur de la contamination, Nathalie tient bon …

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Quelles mesures ont été prises au sein de votre association depuis l’arrivée du Coviv-19 ?

Depuis l’arrêté préfectoral, les missions des auxiliaires de vie sociale ont été réduites aux « missions essentielles » : nous nous occupons uniquement du lever, du coucher, de la toilette, du change, de l’administration des médicaments et de la prise des repas. Si les missions ont été réduites, le personnel aussi. Sur les 120 salariés que compte la structure, seuls 80 travaillent encore. Le reste est au chômage partiel.

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À quelles difficultés êtes-vous confrontée au quotidien ?

Tout a changé depuis l’arrivée de ce virus. La situation est extrêmement stressante, fatigante et anxiogène. Stressante parce que nous sommes en première ligne face au virus ; et parce que nos plannings bougent tout le temps, au dernier moment ce qui génère pour moi de l’angoisse : j’arrive sur des cas que je ne connais pas, avec une pathologie que je n’ai pas le temps d’appréhender, avec de moins en moins de temps par patient. Et pourtant, c’est pas faute de travailler plus : de cinq heures par jour, je travaille actuellement entre huit et neuf heures quotidiennement. J’aime mon métier, mais c’est difficile. D’autant qu’on a peur de transmettre le virus, en étant porteur sain. C’est très anxiogène de se dire qu’en venant aider les gens, on peut les contaminer.

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Avez-vous noté aussi de beaux gestes de solidarité ?

Le voisin d’un couple de personnes âgées dont je m’occupe vient leur rendre visite. En revanche, je déplore qu’il n’y ait pas plus de solidarité dans ma résidence. Je connais des personnes qui ne travaillent pas qui ne proposent pas d’aider pour les courses. C’est dommage.

 

 

 

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