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  12 avril  2020

        
                                                       

Par fiche DGAFP - COVID-19 du 31 mars 2020, il est  rappelé  aux employeurs publics les mesures possibles en cas de refus de l’agent de prendre son service dans le cadre du Plan de Continuité de l’Activité ou d’un recours abusif au droit de retrait. Si on peut souvent regretter que l’administration soit longue à réagir sur certains sujets, on remarquera sa diligence pour d’autres thématiques jugées  essentielles ( !!! )   en période de pandémie…

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La désignation d’un agent jugé indispensable aux missions de service public en présentiel dans le cadre d’un Plan de Continuité d’Activité (PCA) relève du seul pouvoir d’organisation du chef de service en cas de crise. Le refus de prendre son service ou le recours abusif au droit de retrait expose l’agent à des mesures de sanction de la part de son autorité hiérarchique.

Pour leur part, les employeurs publics doivent s’assurer  de la mise en œuvre des mesures de protection nécessaires à l’égard de ces agents mobilisés.

Les P C A relèvent du pouvoir du chef de service à qui il appartient de prendre les mesures nécessaires au bon fonctionnement du service placé sous son autorité.

Dès lors qu’il a trait à l’organisation et au fonctionnement du service, le P C A doit être soumis au comité technique au moment de son élaboration. En revanche, son déclenchement n’obéit à aucun formalisme particulier. Le fait pour un agent d’être désigné par le chef de service vaut instruction de se rendre au travail.

L'agent sollicité dans le cadre d'un P C A est donc présumé disposer de l'ensemble des moyens et de mesures de protection pour travailler dans de bonnes conditions. Cela n’exonère pas l’employeur de mettre en place des mesures de protection adaptées sans lesquelles les agents concernés pourraient faire valoir leur droit de retrait dans les conditions déterminées et encadrées par la jurisprudence et dont le recours abusif peut être sanctionné. En cas de manquement à l’obligation de se rendre au travail ou de recours abusif au droit de retrait, plusieurs mesures peuvent être envisagées : 

La mise en œuvre de mesures disciplinaires

Une retenue sur salaire

La radiation des cadres pour abandon de poste
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Sauf à saisir le juge, les agents ne sont pas fondés à arguer qu’ils ne font pas partie des personnels indispensables au titre du P C A pour ne pas se rendre sur leur lieu de travail. Il s’agirait d’une méconnaissance de leur devoir d’obéissance hiérarchique.

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Il y a d'importantes questions demeurées sans réponses :

La menace de sanction ou pire d’une possible radiation des cadres est-elle le seul moyen de motivation pour inciter les agents publics à venir remplir leurs missions ?

Sur quels arguments le juge pourrait se baser pour décider qu’un agent ne devrait pas être intégré au P C A ?

Quelles sont les mesures concrètes prises pour contrôler que les PCA sont cohérents et justifiés ?

Le chef de service est il l’unique responsable dans cette organisation ?

 

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